dimanche 11 avril 2021

BECKY LYNCH : REINE DES ARÈNES DE LUTTE !



Quel genre de téléspectateur êtes-vous ?  Êtes-vous du genre passif  ?  Jusqu'à vous endormir devant l'écran ?  Ou, au contraire, vous pouvez être très intense et être littéralement happé dans la haute définition des images et des sons de votre super télé ?

Par exemple, vous tapez des mains et des pieds tout en chantant ou en criant comme si vous étiez sur les lieux, lors d'un concert télévisé de vos artistes favoris.

Ou bien, vous exultez ou vous devenez enragé si votre club de sport remporte une étincelante victoire ou subit une humiliante défaite.

Ou bien des larmes coulent sur vos joues en regardant un film triste.  Vous devenez angoissé durant un film d'horreur ou de suspens.  Vous riez aux éclats en vous tapant sur les cuisses durant un spectacle d'humour.

C'est probablement ce qui est arrivé en 2002 à la jeune irlandaise de quinze ans, Rebecca Quin en regardant des combats de lutte au petit écran, en compagnie de son frère aîné Richy.

Elle vit avec lui et sa mère, qui s'est séparé de son mari alors que Rebecca était encore un bébé.  Les deux enfants ont grandi ensemble et ils sont très proches.

En fait, Rebecca, une fille sportive, suit toujours son frangin, et elle veut constamment faire ce qu'il fait.  Leur passion commune pour la lutte est d'abord un jeu.  Ils s'amusent à faire des combats improvisés sur le lit de leur mère, avec des costumes rigolos inspirés de ceux que revêtent les vrais lutteurs vus à la télé...

Le jeu se transforme en rêve pour Rebecca quand Richy devient sérieux et part en Angleterre pour s'entraîner en vue de devenir lutteur professionnel.  Sa soeur voudrait bien le suivre, comme elle le fait d'habitude, mais sa mère lui interdit.

Mais quand une première école de lutte s'ouvre en Irlande, à Bray, pas tellement loin de chez elle, Rebecca se tourne vers son père pour avoir la permission de fréquenter ce lieu d'apprentissage, car sa mère s'y oppose toujours.  Son frère la rejoint et ils apprennent le métier ensemble.  Plus tard, Richy luttera professionnellement -pendant trois ans- sous le surnom de Gonzo de Mondo.



À l'école de Bray, dirigée par Finn Balor, sa soeur et lui font même équipe dans des combats mixtes.  Et c'est à ce moment que Rebecca décide de faire carrière dans ce sport.  Sa mère s'oppose encore à sa volonté car elle juge la lutte trop risquée et les possibilités de réussite trop minces dans ce domaine presque uniquement réservé aux hommes.

Rebelle, peu attirée ou intéressée par une autre vocation, à dix-huit ans, cherchant un moyen et un endroit pour satisfaire ses ambitions, elle part au Canada.  Elle sait qu'elle plonge dans une aventure qui sera dure.  Elle ne peut pas suivre le chemin tracé par une compatriote.  Elle est la première irlandaise à tenter sa chance en lutte professionnelle.

Elle ne connaît personne au Canada, et elle a à peine assez d'argent pour s'offrir la nourriture la moins chère.  Elle profite de l'aide de bons samaritains pour dormir sur le plancher de leur appartement.

Heureusement, le deuxième jour de son arrivée au Canada, elle rencontre le lutteur Scotty Mac (photo ci-dessus), dont elle a fait la connaissance quelques temps auparavant, en Irlande.  Mac fait partie de la «Extreme Canadian Championship Wrestling» qui possède une filiale féminine : la «Super Girls Wrestling».  Ce sera un tremplin pour Rebecca.

Dès ses débuts comme lutteuse, celle qui se fait maintenant appelée Rebecca Knox, se distingue des autres lutteuses par son style original, marqué par un enthousiasme hors du commun.  Elle bouscule les convenances et les normes avec une passion et un désir de réussir à toute épreuve.

Cette force et cette rage de vaincre l'amènent à sauter les étapes et à progresser rapidement.  Après s'être fait un nom au Canada, elle obtient des engagements pour lutter au Japon, aux États-Unis et en Europe.  Évidemment, ce n'est pas encore les ligues majeures, dont les dirigeants (ceux de la WWE) ne s'intéressent pas du tout à elle.  Les conditions sont difficiles, elle ne gagne pas suffisamment d'argent pour vivre de son métier.

En 2006, Rebecca, alors âgée d'à peine dix-neuf ans, subit une grave blessure lorsqu'une de ses opposantes manque son «atterrissage» et endommage une des vertèbres du cou de la jeune Irlandaise.  Celle-ci a déjà eu quelques commotions cérébrales par le passé et cette autre blessure semble être le coup de grâce d'une carrière à peine amorcée.

Sa mère la supplie d'arrêter de se battre.  Commence alors un long et éprouvant chemin de croix pour Rebecca.  Pendant sept années, loin du ring, elle cherche désespérément une occupation qui pourrait remplacer sa passion dévorante pour la lutte.

Elle étudie pour devenir actrice.  Elle exerce brièvement divers métiers.  Mais aucun ne lui procure, comme la lutte, ces montées d'adrénaline dont elle a tant besoin pour vivre pleinement.

Elle sombre dans la dépression et elle devient dépendante à l'alcool et à la marijuana.  Elle est en train de ruiner sa vie.  Jusqu'à ce qu'elle reçoive enfin, en 2013, cet appel tant attendu de la WWE.

Chez les «pro», on vient de changer de vision.  Auparavant, pour la lutte féminine, on recherchait surtout des mannequins pour donner des spectacles d'allure plutôt théâtrale.  D'ailleurs, c'est pourquoi on ne s'était pas intéressé à Rebecca.  Selon les gardiens des critères de la WWE, ce «garçon manqué» n'avait pas le physique de l'emploi.

Maintenant, on cherchait davantage des lutteuses certes jolies, mais plus athlétiques.  Rébecca, une maniaque de l'entraînement physique, correspondait à ce nouveau «format».  Il va sans dire qu'après cet appel de la WWE, la flamme qui animait jadis la flamboyante Irlandaise s'est rallumée instantanément.

En voulant intégrer les rangs du prestigieux circuit de lutte mondial, Rebecca constate que, après sept ans d'absence, le paysage a énormément changé.  Et ses consoeurs lutteuses aussi !  Le défi est immense et le rattrapage également !  Elle a tiré des leçons de ses expériences du passé.  Elle s'entraîne mieux.  Au exercices de cardio, elle ajoute les poids et haltères ainsi que le yoga, qui lui permet de relaxer, de se calmer, et d'éviter les blessures.

En 2014, revenue au sommet de sa forme, elle est prête à remonter dans l'arène.  Rendu à cette étape, elle doit se donner une image de marque, une identité.  Développer un personnage pour assumer ainsi la partie «spectacle» de la WWE.

Étant la première Irlandaise à percer dans ce milieu sélect, la WWE va bien sûr bâtir son personnage sur le mythe du «Fighting Irish".  Après quelques essais infructueux, on finit par trouver les bons éléments pour définir l'image représentative de celle qu'on appellera désormais Becky Lynch : longue chevelure couleur orange, manteau de cuir noir, lunettes punk sur la tête, fort caractère à la langue bien pendue...

Lorsqu'on dit que la nouvelle Becky Lynch a appris de son passé, on le constate également dans son attitude vis-à-vis ses patrons de la WWE.  Autrefois, sa personnalité de rebelle désobéissante, brisant les conventions, et ne voulant que faire à sa tête -dure-, ne l'a pas bien servi dans sa carrière de lutteuse.

Maintenant, à son retour, pour se donner toutes les chances de réussir, elle suit à la lettre les directives de ses nouveaux patrons de la WWE, dans leur programme de développement (NXT).  Elle doit faire preuve de patience et éviter de commettre ses erreurs du passé, c'est-à-dire brûler les étapes.  

Elle met tous ses efforts et son enthousiasme pour tirer le maximum de ce qu'on veut bien lui donner comme avancement.  Sans se plaindre ou rechigner.  Pendant quatre ans, Lynch montera les échelons un à un, et, après bien des combats contre des adversaires de moindre stature, elle servira de faire-valoir aux réelles vedettes de sa discipline : comme Ronda Rousey, ou Charlotte Flair.

Ces dernières, et quelques autres, sont bien plus populaires qu'elle, même si le public l'aime bien.  Mais après quelques performances remarquables contre celles qui sont au sommet du métier, Becky Lynch s'impose et gagne beaucoup de soutien de la part de plus en plus de fans, dans son coin du ring.


En 2018, ces partisans trouvent que Lynch est injustement traitée par les patrons de la WWE.  Ces derniers, dont Vince McMahon favorisent trop Rousey, Flair, et quelques autres par rapport au brio de Becky.  Depuis ces dernières années, celle-ci a repris grandement confiance en elle-même.  Elle sait qu'elle peut lutter à égalité, ou mieux que les vedettes qui tiennent le haut de l'affiche des galas les plus relevés.

Même McMahon finit par le reconnaître et il lui donne enfin la chance de parvenir au sommet en lui accordant des combats de championnat.  Lynch ne manque pas son coup.  

En 2019, au même moment où la lutte féminine est enfin reconnue au point de lui accorder la vedette principale dans certains des plus importants galas de lutte (SmackDown, WrestleMania), Becky Lynch, maintenant surnommée «The Man», frappe un grand coup.  Le même soir, elle s'empare de deux ceintures de championne.  Du jamais vu !

Avant d'annoncer qu'elle abandonne ses titres, parce qu'elle est enceinte de son compagnon, le lutteur Seth Rollins, elle aura établi le record de longévité pour une championne (375 jours).

Critiquée pour avoir abandonné alors qu'elle est au faîte de la gloire, et après un si long et dur cheminement, Lynch répond qu'elle sera de retour, que sa carrière n'est pas terminée.  Son «congé» de maternité arrive à point puisque tous les sports sont mis sur pause à cause du coronavirus COVID-19.  Elle accouche d'une petite fille, nommée Roux, le quatre décembre 2020.

En marge de sa carrière de lutteuse, Becky Lynch a commencé à jouer dans des films ou des téléséries.  Rappelons que durant ses temps de retraite forcée de la lutte, entre 2006 et 2013, elle avait acquis un diplôme aux termes d'études pour devenir actrice.  D'ailleurs, il est fort probable qu'elle poursuivra dans ce domaine, une fois sa carrière de lutteuse terminée.

On pourrait aussi la voir exceller dans le fitness ou comme entraîneuse de la relève chez les jeunes lutteuses.  Elle a déjà commencé à le faire depuis son ascension aux plus hauts sommets de la lutte professionnelle féminine.  Entre autres par son implication dans l'entraînement de jeunes dans le programme des Olympiques spéciales.

Elle aime conseiller les jeunes qui veulent suivre ses traces : «C'est important de voyager, de travailler fort pour être en bonne forme physique, de savoir s'exprimer et d'établir de bonnes relations avec les gens, que ce soit dans le ring ou en dehors du ring.  C'est important d'étudier comment fonctionne la compétition et ceux qui en font partie.

Becky est fière de ses origines, de sa famille (sa mère est devenue sa fan numéro Un) et de ses compatriotes qui sont de plus en plus nombreux à réussir dans les sports de combat.  Elle n'a pas dit son dernier mot dans sa carrière de lutteuse.  Si elle affirme que la lutte a sauvé sa vie, il faut croire que le meilleur est peut-être encore à venir pour elle, entre les cordes...   



samedi 6 juillet 2019

LES CANADIENNES HUMANA-PAREDES ET PAVAN, CHAMPIONNES DU MONDE DE VOLLEYBALL DE PLAGE !


Lorsqu'on demande aux gens, un peu partout dans le monde si elles connaissent le Canada, bien peu répondent par l'affirmative, même aux États-Unis, le pays voisin.  Et les personnes qui en savent quelque chose ont en tête des images de nature sauvage, de neige et de froid.  Loin d'elles l'idée d'associer ce grand et vaste pays, au soleil, à la chaleur et aux plages.  Ni au volleyball de plage où ce sont plutôt les Brésiliennes ou les Américaines qui ont l'habitude de s'illustrer et de triompher.

Pourtant ce sont des Canadiennes, Melissa Humana-Paredes (à gauche sur la photo ci-dessus) et Sarah Pavan qui sont maintenant championnes du monde à la suite de leur victoire historique aux championnats mondiaux qui se poursuivent à Hambourg, en Allemagne.  Elles ont vaincu les Américaines April Ross et Alix Klineman en deux manches au pointage identique de 23-21.


Ce n'est qu'au cours des dernières années que le Canada a commencé à s'illustrer sur la scène du beach volley féminin.  Une cinquième place aux Jeux Olympiques de 2016 à Rio, avec Pavan, 32 ans, de Kitchener, Ontario, qui avait fait équipe avec Heather Bansley.  Et une quatrième position aux mondiaux, il y a deux ans, à Vienne, avec nos deux championnes qui en sont à leur troisième saison ensemble.




Le tournoi de Hambourg n'avait pas été facile jusque là pour les Canadiennes.  Dans les matchs préliminaires, elles avaient peiné, ne disputant pas leur meilleur volleyball.  Elles ont dû batailler ferme et s'accrocher difficilement pour se rendre en finale.  Ce qui ajoute d'ailleurs une saveur spéciale à leur médaille d'or.  On n'attendait pas ce dénouement puisqu'elles étaient semées sixième avant le tournoi.


Après la remise du trophée confirmant leur suprématie, Humana-Paredes, 26 ans, de Toronto, mesurait tout le chemin parcouru pour en arriver là : «C'est l'aboutissement de beaucoup de travail ardu, avec beaucoup de sang, de sueur et de larmes; beaucoup d'échecs et de succès, sur un long parcours qui nous a menées à ce moment», a-t-elle déclaré, émue, en promettant de respecter la tradition canadienne en fêtant cette grande victoire «à la pizza et à la bière», avant de voyager vers les autres compétitions qui les attendent sous peu.




Ce succès assure également une place au Canada en vue des prochains Jeux Olympiques, à Tokyo, l'an prochain.  Melissa ajoute que ce championnat les prépare bien pour cette grande réunion des meilleurs athlètes de la planète : «C'était l'un de nos plus grands objectifs.  C'est le point culminant de notre saison et je pense que nous sommes sur la bonne voie pour les Olympiques.  Nous savons ce que nous devons faire pour gagner.  Et le fait que nous ayons pu accomplir cela aujourd'hui en continuant de bâtir nos succès ensemble, en jouant contre les meilleures équipes au monde, et en sachant que nous pouvons encore nous améliorer, c'est excitant !»


Les nouvelles championnes ont surtout attribué leur belle victoire d'aujourd'hui à leur excellente défensive et à leurs nombreux blocs contre les puissantes frappes des Américaines.  




Bien joué les filles !  Félicitations !  Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont fiers de vous !  C'est l'été au Canada et...en passant, il fait chaud durant cette saison, et il y a beaucoup de plages en ce grand et vaste pays...


vendredi 28 juin 2019

LES REINES DU BEACH VOLLEY FÉMININ.


L'été, le soleil, les vacances, la plage et le beach volley ball : quelle bonne recette pour s'amuser et avoir du bon temps avec les ami(e)s et la famille !  Bien sûr, pour avoir plus de plaisir à pratiquer ce jeu estival par excellence, il est préférable d'avoir un minimum d'habileté.  Sinon, les échanges de ballon entre les joueurs ou les joueuses sont plutôt brefs et erratiques !

S'il est fort divertissant et plaisant de pratiquer ce sport admis aux Jeux Olympiques en 1996, c'est également captivant d'admirer les performances des athlètes qui le portent à un niveau hallucinant à l'occasion des divers championnats régionaux ou mondiaux.  Certaines nations excellent davantage que les autres sur la scène internationale.



Chez les volleyeuses, les Brésiliennes se classent parmi les championnes depuis les vingt-cinq dernières années, avec les Agatha Bednarczuk, Larissa França et autres Maria Elisa Antonelli (photo ci-dessus).



Les Américaines ont aussi dominé pendant longtemps grâce aux prouesses de Misty May, Kerri Walsh, April Ross (photo ci-dessus).  Les Chinoises ont également connu leurs heures de gloire avec Xue Chen (photo ci-dessous) et Zhang Xi.




Plus récemment, ce sont les Allemandes qui se sont imposées.  Elles sont les championnes actuelles qui chercheront à défendre leur titre dans le tournoi de championnat du monde qui s'amorce bientôt dans leur pays, à Hambourg.

Qu'est-ce qui fait la différence chez les reines de cette spectaculaire discipline dont on peut apprécier encore plus la magie lors des reprises au ralenti à la télé ?  Il y a beaucoup de points communs avec les qualités requises dans d'autres sports.  Mais c'est le grand nombre d'atouts nécessaires pour grimper sur les marches des podiums qui étonne.



Plus Haut, Plus Grand, Plus Fort

Le physique est bien entendu très important pour surclasser les adversaires.  À cause des méthodes d'entraînement toujours plus perfectionnées, certaines athlètes de grande taille ou faisant davantage osciller la balance ne sont plus désavantagées comme autrefois sur le plan de la vitesse ou de l'agilité.  Chez les hommes, on assiste au même phénomène dans des sports comme le football, le basket ball ou le hockey.  En combinant un redoutable mélange de physique imposant, de force et de rapidité d'exécution, ils ou elles arrivent à des performances supérieures et inégalables.  Une volleyeuse dans une forme incomparable, qui mesure 6 pi 3 po et qui allie grande portée (autant en longueur qu'en hauteur) et ultra-vivacité ne peut qu'avoir le dessus sur des adversaires moins favorisées physiquement.



Travailler, Pratiquer, comme des Forcenées

Les meilleurs dans leur sport sont souvent ceux ou celles qui travaillent ou pratique le plus dur, le plus souvent, avec discipline et acharnement.  On constate la même ardeur au travail chez les grands artistes ou chez les vedettes les plus éblouissantes du cirque.  Les super championnes de beach volley savent se préparer autant mentalement (extraordinaire pouvoir de concentration) que physiquement (arrivent très tôt au gym).  Les entraîneurs au hockey disent souvent cela : on joue comme on pratique.  Pas de bon entraînement : pas de bonnes performances...  Cette maxime s'applique à tous les domaines, qu'ils soient sportifs, artistiques ou tout travail qui demande un bon rendement.

L'entraînement amène la bonne forme physique.  Primordiale pour la souplesse, la force, la rapidité de réaction, l'endurance et l'acuité de tous les sens; toutes des aptitudes indispensables pour jouer au beach volley de haut niveau.  Seuls les experts et les joueuses professionnelles savent à quel point le volleyball de plage exige une force mentale incroyable.  La pression du jeu, la charge mentale est lourde à supporter.  Seules les grandes championnes réussissent à s'en charger adéquatement et à en faire un important élément de la victoire ultime. 

Un désir fou, une faim insatiable de victoire, une volonté de fer et une détermination à toute épreuve




Pour être une coche au-dessus des autres, c'est souvent l'intensité qui fait la différence.  On a vu ça chez des athlètes qui ne possédaient pas tous les avantages physiques pour déclasser leurs opposants.  Au hockey, par exemple, on se souviendra éternellement du regard de feu de Maurice «Rocket» Richard (photo ci-dessus).  Assez petit de taille mais avec une volonté sur-humaine qui l'a élevé au faîte de sa profession, au point d'en faire une légende et un symbole pour tout un peuple.

Ce phénomène, cette obsession de vouloir sans cesse se perfectionner afin de jouer toujours mieux, est également fréquent chez les joueuses de tennis.  En beach volley, les championnes ne se contentent pas d'être excellentes.  Elles désirent constamment s'améliorer en raffinant, par exemple, leurs techniques.  C'est un art que de savoir comment frapper exactement le ballon.  Chaque mouvement de balancier est savamment exécuté avec précision et force.  C'est tout un spectacle de voir ces super women pivoter ou plonger pour sauver un point ou exécuter une passe pour la coéquipière.

L'intensité des championnes les plus admirables est souvent contagieuse.  Que ce soient leurs coéquipières ou leurs opposantes, le fait de voir les meilleures se défoncer pour gagner incite à faire de même.  Celles qui montent sur la première marche des podiums surmontent parfois des obstacles infranchissables pour d'autres joueuses plus ordinaires.  On a vu des championnes gagner même si elles étaient blessées ou vivaient des épreuves personnelles.  Comme Kerri Walsh, une droitière devant jouer de la gauche à cause d'une blessure au bras droit !  Et l'emporter quand même ! 



Une capacité d'anticipation exceptionnelle

Tous les grands du sport possèdent ce genre de sixième sens qui leur permet d'anticiper le jeu de leurs coéquipiers ou de leurs opposants.  Au hockey, Wayne Gretzky, le meilleur hockeyeur de tous les temps, avait comme nul autre cette vision du jeu qui lui permettait d'être en avance sur les autres.

La même chose s'avère chez les meilleures volleyeuses de plage.  Tous leurs sens sont aiguisés.  Non seulement tous leurs mouvements sont parfaitement synchronisés et coordonnés, mais elles savent d'instinct ou d'expérience ce que leurs adversaires feront sur telle ou telle séquence de jeu.  Un peu beaucoup comme les gardiens de buts au soccer ou au hockey, avec la rondelle ou le ballon, elles ont la faculté de toujours bien repérer et suivre le ballon des yeux et de jouer parfaitement les angles de la surface de jeu.

Oui le volleyball de plage est un beau sport.  Et lorsqu'il est pratiqué par de jolies filles en bikini, c'est encore plus splendide !  Comme le démontre la vidéo qui suit, accompagnée par la musique de Maroon 5, «Girls like you» :


MacKENZIE DERN : REINE DES ARTS MARTIAUX MIXTES ENVERS ET CONTRE TOUS !

L’histoire de la championne de MMA MacKenzie Dern est parmi les plus fascinantes et palpitantes qui existent.  Sa vie a été une lutte acharn...