samedi 23 mai 2026

MacKENZIE DERN : REINE DES ARTS MARTIAUX MIXTES ENVERS ET CONTRE TOUS !



L’histoire de la championne de MMA MacKenzie Dern est parmi les plus fascinantes et palpitantes qui existent.  Sa vie a été une lutte acharnée à tous les niveaux : histoires d’amour tumultueuses marquées par des ruptures coûteuses, parcours professionnel semé d’embûches, et polémiques autour de sa notoriété.

À 32 ans, cette Américaine à l’identité ambiguë, perçue surtout comme Brésilienne de cœur, a su dépasser critiques, coups bas, défaites cuisantes et épreuves en tout genre pour accomplir son grand rêve : devenir championne du monde dans sa discipline.  Un bel exemple de courage et de résilience, vraiment admirable.


💥Une identité remise en question

Née à Phoenix, Arizona, le 24 mars 1993, MacKenzie Dern est la fille du légendaire maître de jiu-jitsu brésilien Wellington Megaton Diaz (photo ci-dessus).  Jusqu'à l'obtention de son diplôme d'études secondaires au Ironwood High School, dans son état natal, elle a beaucoup voyagé entre le pays de l'Oncle Sam et le Brésil, où son père résidait.

Dès l'âge précoce de trois ans, elle commence à s'entraîner en arts martiaux au Brésil, sous la direction de son paternel et de sa belle-mère Luciana Tavares, qui est également ceinture noire.  Très jeune, elle participe à des compétitions, et brule les étapes jusqu'à accéder à des compétitions de niveau adulte.

Jusqu'à ce qu'elle obtienne sa propre ceinture noire en jiu-jitsu, elle devient championne dans cinq catégories de combat.  C’est la seule athlète de cette discipline à avoir décroché des médailles d’or en ceinture noire dans les cinq principales catégories de championnat de l’IBJJF.


Durant cette période de formation et d'apprentissage au Brésil, avec son père, elle apprend la langue portugaise et en vient à la parler mieux que l'anglais.  Elle déclare qu'elle en est définitivement venue à penser et à rêver en portugais.

Mais après être passée professionnelle en 2018 et avoir connu la célébrité dès ses débuts, une partie de son public en ligne l’a accusée de feindre un accent brésilien et de se créer une fausse identité liée à ce pays, tout en étant malhonnête sur ses véritables origines américaines.  En quelque sorte, on mettait en doute sa vraie identité culturelle : pas tout à fait brésilienne, pas tout à fait américaine.


Ces critiques sont à la fois injustes et discriminatoires.  Car des combattants masculins qui, comme elle, font partie de l'UFC, et qui partagent aussi deux nationalités, ne sont jamais critiqués pour cette situation.

MacKenzie Dern ne se formalise pas de ces attaques au sujet de son identité ou de son appartenance à telle ou telle culture.  Elle trouve même ce phénomène amusant.  Pour elle, c’est tout naturel : la langue parlée à la maison étant le portugais et, ayant passé beaucoup de temps au Brésil avec son père et sa belle-mère, c'est normal qu'elle se soit profondément imprégnée de la culture sud-américaine.



💥Le dangeurex incident de Rio de Janeiro

Avec la réputation de son père et ses propres succès chez les amateurs, MacKenzie Dern ressent déjà une forte pression au moment de débuter sa carrière professionnelle.  Le public et le monde des arts martiaux mixtes ont de grandes attentes envers elle.  Après avoir remporté ses deux premiers combats, un grave incident vient cependant gâcher ces débuts prometteurs.

En mai 2018, à l'UFC 224, à Rio de Janeiro, au Brésil, Dern se présente peu avant son combat en pesant 139 livres, alors que la limite de sa catégorie (poids paille) est de 115 lbs (on tolère 116 lbs).  Elle s'entraîne et elle perd du poids, mais la veille du combat, elle a encore sept livres en trop.

Normalement, comme c'est déjà arrivé, MacKenzie peut réussir à faire le poids en faisant des exercices intenses dans un sauna.  Mais cette fois-ci, dans la chaleur humide du Brésil, ça ne fonctionne pas.  Malgré tous ses efforts désespérés, son poids ne diminue presque pas.  Épuisée, à bout de souffle et de force, elle s'effondre.  Elle n'arrive plus à se tenir debout.  Les médecins de l'UFC interviennent et la déclare en urgence médicale, hors d'état de combattre, même si elle insiste pour se battre quand même.



C'est la catastrophe !  Pour cette erreur embarrassante qui a même mis sa vie en danger; pour ce manque de professionnalisme, Dern est sévèrement jugée par son adversaire, Amanda Cooper, et par les autres combattantes faisant partie de l'UFC.  La communauté MMA ne lui pardonne pas non plus cette faute.  MacKenzie avoue elle-même avoir honte.

L'UFC la sanctionne et coupe 30% de sa bourse pour le combat qu'elle gagne le lendemain contre Cooper, même si elle se trouve en fait à un niveau de poids qui correspond à la catégorie des poids "mouche".  La commission brésilienne, qui supervise le MMA dans le pays, la sanctionne aussi pour son comportement inapproprié.  Jamais plus, par la suite, Dern sera prise en défaut pour non respect des limites de poids.  Elle a eu sa leçon !  Mais sa réputation est entachée.


💥Une maternité qui diminue sa popularité

L'année suivante, en février 2019, MacKenzie Dern annonce qu'elle part en congé de maternité.  Sa fille, Moa, naît le 9 juin suivant.  Persuadés que sa maternité l'a rendue fragile et l’empêchera de retrouver la forme physique nécessaire pour remonter sur le ring, -et que sa carrière est ainsi terminée-, 70 000 de ses abonnés Instagram se désabonnent de son compte.  Dans leur esprit, le rôle de mère est incompatible avec le dur métier de combattante dans un octogone de l'UFC.

Mais parce que la pratique des arts martiaux mixtes, c'est sa vie, Dern remonte dans l'arène à peine quatre mois après avoir accouché, et même si elle est encore en pleine dépression post-partum.  Elle a déjà surmonté une absence semblable après une opération au genou, en 2013.  Elle est invaincue en sept combats UFC, et elle est confiante de revenir en force.

Entre-temps, toutefois, elle a dû changé de gym d'entraînement (Black House MMA) à la suite d'un incident entre son mari, Wesley Santos, et son entraîneur Juan Gomez.  Les deux ont eu une altercation physique au sujet d'une question d'argent.  Après cette dispute, à la demande de la direction de la Black House MMA, Gomez et Dern doivent quitter définitivement le gym.



💥Un divorce difficile, onéreux et stressant

À son retour dans l'octogone, la nouvelle maman subit la défaite par décision unanime contre Amanda Reeboss.  Elle aligne ensuite cinq victoires d’affilée et s’impose comme la meilleure de l’UFC pour remporter ses combats grâce à des prises de soumission.

Mais ce retour triomphal, après son congé de maternité, n'est pas souligné ou célébré par les dirigeants de l'UFC.  MacKenzie Dern a montré, face aux détracteurs et aux sceptiques, qu’il est possible de devenir mère, de retrouver la forme, et d’atteindre le sommet de l’une des disciplines sportives les plus exigeantes.  L'UFC a raté une occasion en or de lui rendre hommage et d’en faire un exemple inspirant pour toutes les femmes qui pratiquent un sport.  C'est une certaine forme d'injustice...

La fière compétitrice alterne ensuite victoires et défaites tout en demeurant compétitive.  Mais entretemps, son mariage avec Wesley Santos bat de l'aile.  Abusée physiquement par lui, MacKenzie demande le divorce vers la fin de l'année 2022.  Les procédures devant tribunal sont longues, ardues et coûteuses.  Elle doit en plus se battre pour la garde de sa fillette tout en continuant sa carrière dans le ring afin de pouvoir payer les onéreux frais d'avocats et soutenir financièrement son ex-mari.



Encore là, Dern doit affronter les préjugés discriminatoires des juges, en cour de justice.  Ceux-ci estiment qu'à cause de la nature de son métier, et parce qu'elle doit voyager souvent, elle ne peut pas être une bonne mère pour son enfant.  Lorsque celle-ci n'est pas à l'école, MacKenzie l'amène avec elle durant ses entraînements.  Ce qui n'est pas vu d'un bon oeil par les officiers de justice.  

C'est certain que ce divorce, et les conflits qu'il provoque, ont des répercussions sur sa carrière dans les arènes de l'UFC.  Elle doit vivre avec un stress supplémentaire et un moral affecté.  Éreintée par les combats en MMA, et les démarches judiciaires pour prouver qu’elle est une bonne mère, son divorce a été finalisé en novembre 2023, mais au terme de cette bataille judiciaire, MacKenzie Dern doit livrer un combat au Madison Square Garden contre Jessica Andrade.  Elle encaisse des coups terribles, et elle est mise K.O. au 2e ronde.



Plus tard, en février 2024, après sa défaite contre Amanda Lemos (photo ci-dessus), Dern est sévèrement critiquée par le descripteur du combat.  Sans savoir ce qu'elle a dû endurer en dehors du ring, à cause de son divorce et de la violence conjugale qu'elle a subie au cours des dernières années, le commentateur conclut qu'elle n'a pas ce qu'il faut pour devenir championne, comme un peu tous les experts l'avaient pourtant prévu à ses débuts professionnels en 2018.

Au fond du baril, démoralisée, Dern fond en larmes en entendant ce jugement sommaire, particulièrement cruel, après les dures épreuves qu'elle vient de vivre, dans l'arène et dans sa vie personnelle.  

En effet, après son divorce, elle a entamé une nouvelle relation amoureuse avec Antonio Trocoli, un combattant de la catégorie des poids moyens de l'UFC.  Il est aussi à la fois, son coach et un partenaire d'entraînement.  Mais en octobre 2024, Trocoli est arrêté par la police après une altercation avec l'ex-mari de Dern, Wesley Santos, qui vient de reconduire sa fille à l'école.  Trocoli aurait donné un coup de poing à Santos.


L'affaire fait grand bruit dans les médias, et Dern décide de rompre avec Trocoli.  Dans ce tumulte, elle doit préparer son important combat contre Amanda Reebus, en janvier 2025.  Elle gagne par soumission, grâce à une clé de bras.  Ce qui lui ouvre un combat de championnat contre Vera Janderoba à l'UFC 321, en octobre suivant.

Après une dure et sanglante bataille, MacKenzie l'emporte par décision unanime et réalise enfin son rêve (et celui de son père) : devenir championne de sa discipline sportive.  Émue aux larmes au moment où on lui remet sa ceinture de championne, a-t-elle pensé à toutes les épreuves qu'elle a dû traverser et qui semblaient insurmontables; à toutes les prophètes de malheur qui l'avaient condamnée; ainsi qu'à  tous ceux et celles qui avaient douté d'elle ou l'avaient critiquée injustement ?  Quelle joie, quelle fierté, et quel accomplissement !



💥Championne malgré un style désavantageux
              
Pour parvenir au sommet de la gloire, MacKenzie Dern a dû non seulement abattre de grands obstacles en dehors de l'arène, mais combler aussi ses propres carences entre les câbles, lorsqu'elle se battait pour gagner enfin le titre qu'elle convoitait tant.

En fait, si elle domine clairement les combats au sol, notamment grâce aux techniques de jiu-jitsu, elle reste en revanche assez vulnérable lors des débuts de match, quand le combat se déroule debout.  Elle encaisse alors beaucoup de coups de poing et de pied au visage et au corps.

Avant de pouvoir exploiter son avantage une fois au sol face à ses adversaires, elle risque de se faire mettre K.O. lors de la phase de combat debout.  Elle pourrait chercher à éviter cette phase en provoquant la chute de ses opposantes, mais elle accepte de se mettre en danger et d'engager le combat en position verticale...


💥Défendre son titre contre les meilleures 

MacKenzie défendra bientôt sa ceinture de championne le mois prochain.  Bien qu'elle est prête à le faire contre les aspirantes les plus en vue, et à prouver ainsi que l'obtention de son titre n'était pas un coup de chance, l'UFC pourrait bien lui opposer plutôt une adversaire moins redoutable, afin de profiter le plus longtemps possible de son pouvoir d'attraction auprès du public.

Quoi qu'il en soit, Dern se prépare méticuleusement pour ce combat.  Et pour une fois, elle n’aura pas à surmonter, en plus, des obstacles difficiles de sa vie personnelle.  Elle goûte maintenant les plaisirs de la célébrité, et elle aimerait participer à des télé-réalités comme "Survivor" et "The Amazing Race".

Elle a aussi reçu des propositions pour jouer au cinéma, mais elle préfère attendre un rôle qui lui correspondrait davantage, en accord avec ses valeurs, sa personnalité et ses centres d’intérêt.   


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👩Dans l'UFC, les combattantes de MMA ne sont pas les seules femmes à fouler les octogones.  Les "ring card girls" (femmes qui annoncent les rondes en brandissant des pancartes au-dessus de leur tête en faisant le tour de l'octogone) se font aussi remarquer par leur présence "très sexy".  Ces jolies dames sont aussi des ambassadrices du sport, des agentes de promotion, et des hôtesses.  Découvrez les sur mon site web TROP SEXY POUR LE SPORT (https://tropsexypourlesport.blogspot.com/2026/02/les-filles-de-loctogone-de-lufc-trop.html).

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mercredi 4 juin 2025

LA SURFEUSE CAROLINE MARKS : UNE CHAMPIONNE SURNATURELLE ET UNE COVER GIRL ADMIRABLE !



CAROLINE MARKS A ÉTÉ LA PLUS JEUNE ATHLÈTE À GAGNER SUR LE CIRCUIT PROFESSIONNEL DU SURF FÉMININ ET À EXCELLER AUX JEUX OLYMPIQUES.


Le succès et la gloire olympique ne se sont pas fait attendre pour la championne de surf Caroline Marks. Originaire de Floride, cette Américaine a atteint l'apogée de son sport à seulement 22 ans l'année dernière. Fait exceptionnel dans n'importe quelle discipline, la même année elle a été couronnée championne de la World Surf League (WSL), et elle a également remporté la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Paris.

Cela préfigurait peut-être ses futurs exploits lorsque son père Darren l’initia au surf un certain vendredi, alors qu’elle n’avait que sept ans. Dès le dimanche suivant, elle était non seulement capable de maintenir son équilibre sur sa planche, mais également d’effectuer des virages dans les vagues.

Aînée des filles dans une famille de six enfants, Caroline observait ses frères s'amuser avec enthousiasme sur le plan d'eau devant leur maison située à Melbourne Beach, en Floride. Ses frères ne cessaient de répéter que le surf était l'activité la plus "cool" au monde. Cela a incité leur jeune sœur à essayer de les imiter, dans le but de les impressionner et de vérifier la véracité de leurs propos.



C'est ainsi que fonctionne toujours la famille Marks. Tous ses membres se défient mutuellement et s'encouragent à gravir sans cesse les échelons du succès.  Cela a toujours été la principale motivation de Caroline : exceller pour sa famille; pour la fierté des siens.

Depuis son plus jeune âge, dotée d'un talent exceptionnel et d'une éthique de travail exemplaire, Caroline Marks n'a cessé de chercher à se perfectionner et à découvrir tous les astuces et les subtilités de son sport favori.  Dotée d'une grande capacité d'apprentissage, elle a assimilé une multitude de connaissances en observant attentivement les meilleurs surfeurs et surfeuses du monde.

Engagée dans des compétitions dès l'âge de huit ans, cette jeune fille, dont la mère et la grand-mère sont d'origine grecque, a rapidement progressé et franchi les étapes.  Peu importe les niveaux de compétition, elle battait des concurrentes bien plus âgée et expérimentée qu'elle.



À 11 ans, Caroline remporte son premier concours national.  Elle se souvient : «Le sentiment que j'ai eu était tellement incroyable, j'étais au sommet du monde et je me sentais tellement bien» (...) «Je pense que c'est là que j'ai eu un déclic, c'est là que je me suis dit : c'est ce que je veux faire pour le reste de ma vie et je ne veux jamais m'arrêter».

Les fins connaisseurs du sport ne se tromperont pas.  À 12 ans, Caroline est si dominante, qu'ils savent déjà qu'elle sera championne du monde.  Ce n'est pas une question de "si" mais de "quand".

Deux ans plus tard, Marks devient la plus jeune surfeuse de l'histoire à être sélectionnée dans l'équipe nationale des États-Unis.  Elle est également la protagoniste d'un court documentaire produit par Red Bull TV, intitulé "That's Caroline", qui retrace son histoire, incluant notamment un voyage familial en Grèce, terre de ses ancêtres maternels.



La famille saisit cette occasion pour rendre hommage à la grand-mère du clan, récemment disparue. Caroline gardera à jamais le souvenir de ce qui fut l'un des plus beaux voyages de sa vie.

L'année suivante, établissant un nouveau record, elle devient la plus jeune surfeuse à se qualifier pour le championnat de la World Surf League. Elle se classe au 7e rang, mais impressionne tellement les juges qu'ils lui attribuent sans hésiter le titre de recrue de l'année 2018. 

En 2019, elle bat déjà régulièrement, à 17 ans seulement, les meilleures surfeuses du Tour de la WSL, dont : la septuple championne du monde Stephanie Gilmore, l'excellente Malia Manuel (https://covergirlsdusport.blogspot.com/2024/02/malia-manuel-la-perle-du-pacifique-si.html), et la triple championne mondiale Carissa Moore.  Cela lui vaudra d'être qualifiée pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020, en compagnie de Moore, et d'être la surfeuse la mieux classée au monde.



Au passage, elle devient également la première surfeuse à recevoir le prix « Best of April », qui récompense les performances remarquables des futurs athlètes olympiques de l'équipe américaine.

À cause de la pandémie de COVID-19, les JO de Tokyo sont remis à juillet et août 2021.

En 2020, pendant la suspension des compétitions de surf en raison de la pandémie, Caroline a eu l'honneur d'être choisie pour apparaître dans le prestigieux numéro spécial "Maillots de Bain" du magazine Sports Illustrated.  Elle a récidivé cette année dans l'édition 2025 de SI Swimsuit réalisée dans sa Floride natale, à Boca Raton.

Elle reconnaît éprouver parfois des difficultés avec son image corporelle. Poser ainsi pour SI en maillot de bain a été une expérience assez intimidante.  En tant que surfeuse professionnelle, Caroline est habituée à porter des maillots de bain fonctionnels pour ses performances. Cependant, ceux-ci dévoilent moins son corps que les bikinis qu'elle porte lors des séances photos pour Sports Illustrated.  Ce sont des tournages à grands déploiements qui peuvent être éprouvants physiquement, comme l'a raconté la joueuse de tennis Eugénie Bouchard, qui a vécu l'expérience en 2018 (https://covergirlsdusport.blogspot.com/2025/05/de-steffi-graf-sunisa-lee-en-passant.html).

Bien que les milliers de commentaires sur ces superbes séances photos aient été majoritairement positifs, Marks a tendance à se laisser influencer en se focalisant sur un seul message négatif et désobligeant.  Mais elle a compris que : «en fin de compte, lorsque les gens font des commentaires négatifs sur vous, c'est généralement à cause de leur propre insécurité, et je pense que le simple fait d'apprendre cela a été vraiment utile».

Caroline garde un très bon souvenir de sa première expérience avec l'équipe de Sports Illustrated.  Les gens de la production du "Spécial Maillots de Bains" ont su la mettre à l'aise et en confiance.  Il faut se rappeler qu'elle venait à peine de fêter ses 18 ans et qu'à un si jeune âge, cette séance photo en bikini, sur les plages des Îles Turques-et-Caïques, représentait une "grosse affaire".  Celle de dévoiler davantage son corps dans une production d'une telle envergure.



Le numéro spécial "Maillots de Bain" de mai 2025 a mis en vedette plusieurs athlètes féminines d'élite qui ont remporté des titres mondiaux, ou établis des records, au cours de l'année précédente.  Selon la rédactrice en chef du SI Swimsuit, MJ Day, ces jeunes femmes «incarnent la prochaine génération d'étoiles prêtes à transformer le monde du sport.  Elles défient les stéréotypes et défendent l'égalité, inspirant les jeunes filles à s'imaginer à la fois comme des athlètes et des leaders».

Day poursuit : «Chez SI Swimsuit, nous avons toujours célébré l'avenir des femmes, et il n'y a pas de meilleure façon d'honorer ces réalisations remarquables qu'en les présentant dans les pages de notre numéro.»

Il n'y a pas seulement Sports Illustrated qui a tenu à encourager Caroline Marks à atteindre les plus hauts sommets de son sport.  En effet, elle est commanditée par des marques comme Roxy, Red Bull et Freestyle USA.



Elle ne s'attendait pas à connaître autant de succès, si tôt dans sa carrière.  Une carrière qui se poursuit avec autant de bonheur puisqu'elle vient de remporter récemment un autre titre, au Portugal.

Caroline est totalement dédiée à son travail.  Elle poste souvent des vidéos sur ses réseaux sociaux qui la montrent à l'oeuvre, sur les vagues, ou au gym, à l'entraînement.  Mais elle est plutôt discrète sur sa vie privée.    


La charmante athlète américaine, ouvertement féministe, utilise désormais sa notoriété pour promouvoir l'acceptation de l'image corporelle chez les jeunes filles, surtout celles qui sont en pleine puberté.  Elle a aussi milité pour l'égalité du traitement salarial entre les surfeurs et les surfeuses professionnels.

Lors de sa première année sur le circuit du championnat WSL, les femmes recevaient une rémunération inférieure à celle des hommes. Cependant, dès l'année suivante, cette disparité a été corrigée. Caroline a exprimé sa profonde gratitude envers les surfeuses qui ont combattu avant elle pour obtenir enfin justice et garantir l'égalité salariale.  Elles ont réussi à ouvrir la voie vers ce succès.

Entre-temps, après la fin de la suspension des compétitions de surf en raison du coronavirus, les Jeux Olympiques de Tokyo ont eu lieu à l'été 2021. Marks aspirait à une médaille olympique tout en étant, à seulement 19 ans, la plus jeune concurrente des épreuves disputées à Tsurigasaki, un endroit situé à une centaine de kilomètres à l'est de Tokyo.



Bien que Caroline ait obtenu le meilleur score des Jeux, hommes et femmes confondus,  durant les épreuves de qualifications, elle a perdu lors du match décisif pour la médaille de bronze contre Amuro Tsuzuki.  Cette quatrième place, juste au pied du podium, a été une grande déception, aggravée l'année suivante, en 2022, lorsqu'elle a rencontré des problèmes de santé qui l'ont contrainte à manquer la moitié de la saison sur le World Surf League Tour.

Mais en 2023, tous ces ennuis ont servi de motivation pour connaître sa meilleure saison à vie.  Après avoir gagné plusieurs compétitions en WSL, elle remporte son premier championnat du monde à l'âge de 21 ans.  Un exploit sans précédent à un si jeune âge.  C'est l'accomplissement de son plus grand rêve, après avoir bénéficié du soutien d'une foule de supporteurs, et après avoir travaillé si dur et avec tant d'acharnement, en faisant tant de sacrifices.
 



L'été suivant, aux Jeux Olympiques de Paris, l'heure de la revanche a sonné pour Caroline Marks.  Dans les vagues les plus difficiles à surfer au monde, celles de Teahupo'o, à Tahiti, la teneuse du titre 2023 de la WSL a prouvé que ce championnat n'était pas de la chance mais la marque d'une championne incontestable.

Dans la grande finale, Caroline a vaincu la Brésilienne Tatiana Weston-Webb pour ramener à la maison la très convoitée médaille d'or des JO de Paris 2024.  Elle se rappelle : «Une fois qu'ils l'ont annoncé, j'ai fondu en larmes.  C'est juste super émouvant - toute votre vie passe par un moment comme celui-ci, donc c'est vraiment spécial».  Ce qui est encore plus "spécial" voire quasi impossible, c'est de remporter deux grands titres mondiaux (WSL + JO) la même année, à seulement 22 ans.



Évoquant les sacrifices qu'elle a dû consentir pour atteindre ses objectifs, Marks admet avoir manqué de nombreux événements auxquels une adolescente ou une jeune adulte peut habituellement participer, tels que des fêtes, des anniversaires, des sorties entre amies, des cérémonies de remise de diplômes, bref, des dates importantes dans une vie normale.  Cependant, elle affirme qu'elle ne souhaitait pas être "normale" et qu'elle a tiré profit de ses expériences de vie hors du commun.

Ses expériences olympiques gardent une grande place dans son coeur.  L'américaine, qui vit à San Clemente, en Californie, souligne que les JO, c'est le plus gros événement auquel un athlète puisse participer.  «C'est une des choses uniques qui rassemble le monde entier et c'est très étonnant» (...) «et de voir que cela a attiré tellement l'attention sur le sport du surf, ça été si incroyable».


jeudi 26 décembre 2024

LA CHAMPIONNE DE NATATION ARIARNE TITMUS : UNE BATTANTE DÈS SA NAISSANCE !



Depuis huit ans, la nageuse australienne Ariarne Titmus bat des records et accumule les médailles aux championnats mondiaux et aux Jeux Olympiques.  Ses succès éclatants sont le fruit de son talent naturel et de ses entraînements acharnés, mais une autre raison explique peut-être ses triomphes hors du commun.

C'est toute une compétitrice, et selon elle, ainsi que ses parents, la nageuse de 24 ans doit son esprit de féroce combattante au fait qu'elle a dû lutter pour sa vie, dès qu'elle a vu le jour, le sept septembre 2000, à Launceston, en Tasmanie.

En effet, elle est née en ayant du mal à respirer car le cordon ombilical, enroulé autour de son cou, l'étouffait littéralement, et l'empêchait de bouger. Dès lors, c'est devenu une course contre la montre pour sa survie, puisque son corps était rapidement devenu bleu, et qu'elle courait un grave danger de mourir.

Le personnel médical a dû lui mettre un masque à oxygène, et lui administrer des médicaments, pour la sauver.

Heureusement, la petite Ariarne ne conservera aucune séquelle de cet immobilisme forcé, à la naissance, et de cette éprouvante venue au monde.


Au contraire, dès sa prime enfance, elle sera très active, et ses parents, eux-mêmes de bons sportifs, l'encourageront à les imiter.  C'est ainsi qu'elle pratiquera, entre autres sports, l'équitation et la natation.

Ses parents, constatant son habileté innée dans la pratique de ce dernier sport, feront tout pour favoriser son apprentissage et ses progrès, en la plaçant dans un milieu propice, et avec des entraîneurs de qualité.  C'est pourquoi ils déménagèrent leur famille dans le Queensland, où Ariarne a fait ses études au St Peters High School de Brisbane.

Guidée par le réputé entraîneur Dean Boxall, la jeune prodige ne tarde pas à s'affirmer, d'abord dans des compétitions locales, puis, ensuite, à l'âge de 15 ans, aux championnats junior Pan Pacifique d'Hawaï, où elle remporte la médaille de bronze dans son épreuve de prédilection, le 400 m libre, et la médaille d'argent, au 4 X 200 libre.


La nageuse d'élite ne regardera plus en arrière ensuite.  Le reste est un parcours historique : huit médailles olympiques (dont quatre d'or); treize médailles aux championnats mondiaux (dont six d'or); avec, entre ces exploits, huit médailles aux Jeux du Commonwealth (sept en or).

Dans ces compétitions de calibre international, Titmus développera une rivalité légendaire et respectueuse avec l'Américaine Katie Ledecky.  Les deux super athlètes s'échangeront les places sur la plus haute marche des podiums, ainsi que les records du monde, pendant plusieurs années.  Cette rivalité a été qualifiée d'une des plus grandes dans le monde du sport, et chacun de leurs affrontements était toujours attendu avec impatience de la part du public et des amateurs.

Plus récemment, la Canadienne Summer McIntosh est venue mêler les cartes en devenant une sérieuse menace à la suprématie de Titmus et de Ledecky.  D'ailleurs, il y a quelques jours, elle a raflé pas moins de cinq médailles (dont trois en or) aux mondiaux de Budapest, en Hongrie.



Ariarne Titmus était absente de ces compétitions, ayant décidé de prendre une longue pause après une année olympique qui l'a complètement épuisée.  Un problème de santé l'a amené à repenser sa carrière sportive en octobre dernier.

L'année précédente, à huit mois des JO de Paris, souffrant d'une hanche douloureuse, elle avait dû subir une intervention chirurgicale pour se faire enlever deux tumeurs sur son ovaire.  Heureusement, elle a pu reprendre l'entraînement à temps pour participer au grand rendez-vous sportif de Paris, au cours duquel elle a excellé dans la piscine olympique en remportant deux médailles d'or et deux d'argent.

Elle a d'abord nié que ses problèmes de santé n'influenceraient pas la suite de sa carrière de nageuse, mais plus récemment, elle a changé d'idée.  Bien que ses tumeurs à l'ovaire aient été bénignes, elles ont remis en perspective l'importance du sport dans sa vie.



Elle a déclaré : «Cela a mis beaucoup de choses en perspective pour moi.  Mon corps n'est pas seulement un véhicule pour s'entraîner, le but de mon corps, vraiment, est de porter un enfant un jour.»

Pour Ariarne Titmus, fonder une famille est devenu plus important que de remporter des médailles et de monter sur des podiums olympiques ou de championnats mondiaux de natation.  Un retour à la compétition n'est pas exclu, mais certainement pas avant un bon bout de temps.

On lui prête une relation amoureuse avec le nageur australien Kyle Niesler, mais Titmus est restée toujours très discrète à propos de ses fréquentations ou de ses histoires de coeur.  On verra ce qu'il adviendra de son nouveau but plus pressant de fonder une famille en devenant mère...  Cependant, en attendant, sa présence nous fera défaut lors des grandes compétitions de natation à l'échelle mondiale...  

MacKENZIE DERN : REINE DES ARTS MARTIAUX MIXTES ENVERS ET CONTRE TOUS !

L’histoire de la championne de MMA MacKenzie Dern est parmi les plus fascinantes et palpitantes qui existent.  Sa vie a été une lutte acharn...