mardi 24 juin 2014

LES REINES DES STADES DU MONDIAL DE FOOTBALL.

À l'occasion du mondial de football qui a lieu présentement au Brésil, dérogeons un peu à notre habitude de présenter ici les athlètes féminines les plus sexy du monde du sport.  Permettons-nous de passer du terrain aux estrades.  Durant la Coupe du monde, s'il y a pas mal d'action sur les terrains de soccer, il y en a aussi passablement dans les estrades, là où les fans font tout ce qu'ils peuvent pour encourager et supporter leur équipe nationale.  Les visiteurs en provenance de tous les pays qui se sont qualifiés pour ce grand événement, rivalisent d'extravagance pour se démarquer au niveau de l'enthousiasme, du maquillage, des tatouages, de la tenue vestimentaire, et d'une kyrielle d'accessoires parfois aussi appropriés que loufoques.  Parmi cette faune particulière se glissent tout de même de beaux brins de filles ou des femmes remarquables par leur formidable apparence et la façon de la mettre en valeur.  Ce sont, à leur manière, les reines du stade !

Cette beauté, elle se décline diversement, selon qu'elle émane des modes ou des caractéristiques originales chez ces spectatrices du mondial provenant des cinq continents.  Pour nous amuser, faisons un tour d'horizon de ces belles, venues des quatre coins du monde pour participer à cette grande fiesta brésilienne.




Partons d'abord de l'Océanie, représentée à la Coupe du monde par l'Australie.  Cette équipe a fait piètre figure au tournoi avec trois défaites consécutives.  Et, en général, si on se fie à ce que nous avons vu des australiens et des australiennes (photographie ci-dessus) dans les gradins, ceux-ci n'ont pas mieux parus que leurs joueurs sur les terrains.  Les déguisements et les accoutrements de ces gens du "down under" n'étaient pas du meilleur goût, même si, comme on dit, tous les goûts sont dans la nature et qu'ils ne sont pas discutables, en principe, du moins...  Bon, disons seulement que, du côté des fans australiens, les visages grossièrement peints, et les gros kangourous en plastique, ne m'ont pas laissé une bonne impression.  Cela ne diminue en rien leur mérite, ils ont été de farouches partisans de leur club.  Et quelques belles natives du pays, comme celle qui apparaît sur le cliché placé au début de ce texte, ont certes sauvé l'honneur de leur délégation.




Par ailleurs, il me semble ne pas avoir observé beaucoup de fêtards africains au Mondial.  Il est vrai qu'il y a énormément de pays qui appartiennent au tiers-monde sur ce vaste continent.  Au prix élevé que ça coûte pour assister à la Coupe du Monde au Brésil, il va sans dire que ce ne sont pas tous les Africains qui peuvent se payer ce luxe.  Néanmoins, cette jolie jeune femme du Cameroun (photo ci-dessus) a fièrement porté les couleurs de sa patrie même si son équipe a terminé bonne dernière du Groupe A en encaissant trois défaites contre aucune victoire.  En fait, les moments de réjouissance ont été très rares pour elle, puisque les "lions indomptables" n'ont marqué qu'un but tout en en allouant neuf à leurs adversaires, au cours de la première ronde du tournoi.  Ils se sont même battus entre eux !  Saluons tout de même cette ravissante Camerounaise qui a su démontrer l'art de bien paraître en dépit de modestes moyens...




Comme les australiens et les africains, les asiatiques ne font pas partie de l'élite actuelle du football mondial.  Quoi qu'il en soit, cette partisane de la Corée du Sud a sûrement fait tourner les têtes au Brésil.  Elle a su orner ses avantageux attributs féminins avec un bijou discret et une sobre robe rouge décolletée, soutenue par des bretelles transparentes.  Mais c'est surtout cette flamboyante coiffure en forme de fleurs, artistiquement composée à l'orientale, qui lui donne tout ce charme particulièrement rayonnant.  Une inscription en noir, au-dessus de son sein gauche, et deux traits rouge et bleu sur sa joue droite, signalent son attachement au club qui représente son pays.  Le portrait, aux couleurs bien harmonisées, plait à l'oeil, un peu comme ceux des femmes de Tahiti, dessinées par le célèbre peintre Gauguin.




Au Mondial 2014, si on attendait peu des clubs des continents déjà cités jusqu'ici, il n'en va pas de même pour l'équipe de l'Italie, qui, par ses performances, a déçu grandement ses fanatiques supporteurs.  Quatre fois championne mondiale (2e derrière le Brésil qui a six titres à son palmarès), on croyait que la formation italienne ferait meilleure figure.  C'est ce que pensait sans doute aussi cette exubérante admiratrice italienne (ci-dessus).  Au chapitre de la mode, l'Italie se démarque presque toujours par l'élégance et la "chaleur" de ses top modèles.  Dans ce cas-ci, cette spectatrice fait également écarquiller les yeux par son audace, son originalité et son "sex appeal" !  Elle "flash" et fait sensation en faisant éclater les couleurs rouge, blanc, vert de l'Italie.  Que ce soit par cette couronne de fausses feuilles contrastant avec cette luxuriante chevelure bleu vif; que ce soit par ces boucles d'oreille en forme de fleur; que ce soit par son maquillage et le rouge à lèvres tricolore; que ce soit par son bustier très sexy joliment agrémenté par un ballon de football miniature; cette superbe Italienne resplendit au plus haut point et s'accorde bien à la grande fête du Mondial !




Ah !  Voilà que nous arrivons maintenant en Amérique, terre d'accueil de cette Coupe du Monde 2014 et domicile des clubs de football les mieux cotés.  Il aurait été facile d'illustrer l'Amérique du Nord par de ravissantes représentantes des États-Unis.  Plusieurs spectatrices américaines ont d'ailleurs attiré les regards des photographes.  Mais mon cliché préféré est celui de cette Mexicaine (ci-dessus) et de son gigantesque sombrero !  Il traduit parfaitement la démesure de ce Mondial en même temps que les "trous" ou les carences qu'il y a eu dans son organisation.  Beaucoup de critiques ont souligné l'immensité des dépenses d'un événement que le Brésil n'avait probablement pas les moyens financiers de se permettre.  Un peu à l'image du continent sud-américain.  Il n'empêche que, comme cette séduisante Mexicaine, un grand nombre de ses compatriotes se sont sentis à leur place dans les divers stades où se sont déroulées le compétitions du Mondial.  Pas besoin d'être aussi riches que les Américains pour se payer du bon temps au Brésil.  On fête à la mesure de ses moyens.  D'autant plus que l'équipe du Mexique connaît un excellent tournoi.




Dans ce tour du monde des belles partisanes de football du Mondial, impossible de passer sous silence les Brésiliennes qui assistent en grand nombre à cette grande fête qui a lieu chez elles.  Or, ces véritables "cover girls" ont non seulement l'avantage du nombre, elles ont aussi celui de la qualité.  Dans différents sondages sur la beauté féminine internationale, les connaisseurs les placent fréquemment au sommet du classement des femmes les plus attrayantes du monde.  À regarder la photo ci-dessus, on est porté à être d'accord !  Tout simplement époustouflant !  De quoi avoir le souffle coupé et être bouche bée !  Et, quant à tout avoir, souhaitons donc au Brésil qu'il remporte cette fameuse Coupe du Monde si chaudement disputée !


Voici un diaporama qui complète ce clin d'oeil aux plus belles spectatrices du Mondial !



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vendredi 28 mars 2014

REINES DES STADES DE FOOTBALL AMÉRICAIN : VOUS POUVEZ MAINTENANT EN COMMANDER UNE !

WHITNEY
Elles animent le happening sportif le plus populaire de la scène sportive américaine.  Chaque dimanche d'automne, des millions de spectateurs célèbrent la grande messe de la religion du football.  Si tous ces amateurs passionnés du sport numéro un aux États-Unis se rendent en masse dans les divers stades des collèges, universités ou ceux de la Ligue Nationale de Football (NFL), c'est bien sûr pour assister en direct aux exploits de leurs joueurs favoris.  Mais, sur le terrain, près des costauds représentants des équipes qui s'affrontent, il y a aussi le spectacle des splendides cheerleaders, ces superbes athlètes féminines qui dansent au rythme du rêve américain.  Si, encore récemment, de nombreux spectateurs fantasmaient en vain sur ces inaccessibles déesses des stades, ce frustrant état de fait risque de changer bientôt, grâce aux nouvelles technologies de l'information.  Des gadgets innovateurs, couplés à des agents de marketing ne reculant devant aucune audace, permettront d'ici peu aux admirateurs de ces ravissantes meneuses de claques de se rapprocher énormément d'elles...jusqu'à pouvoir les toucher !  Mais ça, c'est une autre histoire !  N'anticipons pas !

Le SPORTS BUSINESS JOURNAL annonçait cette semaine que certains clubs de la NFL ont signé une entente avec la compagnie EXPERIENCE qui oeuvre dans le domaine des applications d'appareils de communication mobiles.  Par exemple, les détenteurs de billets de saison d'un club de football, pourraient, moyennant un coût additionnel, avoir accès au terrain avant le match.  Ou, de leur siège dans les estrades, ils auraient aussi la possibilité de recevoir la visite de mascottes ou de pom pom girls.  Selon une source bien informée, les Seahawks de Seattle, les Falcons d'Atlanta et les Buccaneers de Tampa Bay se seraient déjà engagés à offrir cette expérience "enrichie" à leurs fans, dès cette année.  Les dirigeants des Falcons ont d'ailleurs été les premiers à rendre disponibles certains services de ce genre, la saison dernière.  Outre le droit de fouler le terrain avant les parties, ou de commander une mascotte ou une cheerleader à leur siège, ces clients privilégiés pouvaient recevoir un message soulignant leur anniversaire de naissance, ainsi qu'une passe leur permettant un accès direct au stade sans devoir se taper les files d'attente.  Ce projet pilote a été un franc succès puisque, quatre heures après leur mise en vente, ces services avaient tous trouvés preneurs.

KRISTEN
Ces initiatives font partie des moyens pris par les équipes de sports professionnels afin d'améliorer l'expérience vécue par les spectateurs qui assistent à leurs activités.  Des façons d'augmenter aussi leurs revenus en fidélisant ainsi ces clients très payants.  Déjà on leur avait offert l'internet sans fil dans le stade, de même que les statistiques, mises à jour sur le tableau indicateur, des joueurs qu'ils ont choisi dans leur pool.  Immensément riches, grâce, entre autres, aux faramineux revenus qu'ils tirent des retransmissions des matchs à la télévision, sur le web ou les téléphones intelligents, les propriétaires des clubs de la NFL peuvent se permettre d'investir temps et argent afin de trouver d'autres idées pour remplir leurs coffres.

Pour revenir aux cheerleaders, ces nouveaux trophées que ces opulents hommes d'affaires "vendent" maintenant à leurs meilleurs clients, je profite de l'occasion pour vous présenter celles qui ont le plus retenu mon attention la saison passée.  Pour l'effet "WOW", mon vote va à Whitney (photo du haut).  Cette recrue qui, en 2013, s'est jointe au ROAR, le squad des meneuses de claques des Jaguars de Jacksonville, a vraiment tous les attributs "félins" pour vous couper le souffle lorsqu'elle s'exécute sur le terrain de football, dans son très sexy uniforme !  Je ne sais pas si cette pétulante jeune femme était du voyage qui a amené certains membres du ROAR à visiter Londres, l'an dernier (j'ai consacré un article à ce sujet sur mon site TROP SEXY POUR LE SPORT, lien), mais gageons qu'elle et ses compagnes ont sûrement mis à mal le célèbre flegme britannique !  Whitney est étudiante en nutrition.  Si on en juge par sa silhouette étourdissante, elle met certainement en pratique ce qu'elle apprend !  Ouf !  Il faut dire que le nouveau costume, adopté il y a deux ans, par les pom pom girls des Jaguars, a beaucoup contribué à faire monter la température de leurs admirateurs.  Si jamais les responsables du club de Jacksonville adoptent la nouvelle formule autorisant les partisans à "commander" une cheerleader à leur siège, imaginez un peu la fièvre qui s'emparera de ces chanceux !  Ho la la ! 

BRIANNA
Mon second coup de coeur a été pour Kristen (2e photo ci-dessus), qui donne de solides performances depuis quatre ans, lors des matchs locaux des Cardinals de l'Arizona.  Cette mignonne rouquine adore danser.  Elle a commencé alors qu'elle n'était âgé que de trois ans.  La danse a toujours fait partie de sa vie.  Elle s'y est adonné en marge de ses études secondaires, collégiales et universitaires.  Aujourd'hui, à part son travail de cheerleader, Kristen occupe un emploi dans le domaine de la finance.  Elle détient un diplôme en publicité et en relations publiques de la Northern Arizona University.  Une fois sa carrière de meneuse de claques terminée, Kristen veut poursuivre ses études et acquérir une maîtrise en administration des affaires (MBA).  Ses passe-temps favoris sont : la marche, la course à pieds et la bicyclette.  Sur la photographie, on la voit dans une dynamique routine lors de la journée soulignant la bravoure des membres des forces armées américaines.  Très patriotiques, les habitants du pays de l'Oncle Sam accordent une grande importance au Jour des Vétérans.  Le squad des cheerleaders des Cardinals est parmi ceux qui, dans la NFL, aime le plus exploiter différents thèmes à l'occasion de fêtes comme l'Halloween, Noël ou durant le mois de sensibilisation au cancer du sein.  Ces événements nous permettent de les voir dans des accoutrements différents.  Ce qui renouvelle agréablement les façons de les mettre en valeur et en beauté !  Il se dégage de la force -très appropriée pour rendre hommage aux soldats américains- autant que du charme dans la pose adoptée par Kristen sur la jolie photo que j'ai choisie.

MEGHAN  B.
Parlant de fantaisies vestimentaires qui ajoutent de la beauté aux cheerleaders quand elles exécutent leurs chorégraphies durant les périodes festives, l'aguichante Brianna (3e photo ci-dessus) illustre bien ce que l'on veut signifier.  D'habitude, pour Noël, certains clubs de la NFL habillent leurs meneuses de claques avec des costumes un peu moins courts -et moins sexy- que leurs uniformes réguliers.  Les filles portent des tuques de Noël ainsi que des blouses et des jupes bordées d'hermine.  Puisque Brianna porte les couleurs des Buccaneers de Tampa Bay, on a jugé que la fourrure et des vêtements plus amples ne convenaient pas tellement bien, à elle et à ses compagnes, pour danser et se démener dans la chaleur torride de la Floride.  Néanmoins, pour mettre en évidence le thème de Noël, on a ajouté un peu de fourrure aux manches courtes du bustier rouge des filles des Bucs, en plus des motifs de flocons de neige qui ornent joliment l'encolure du haut de leur originale tenue des fêtes de fin d'année.  L'effet est très réussi, n'est-ce pas !

Mon quatrième choix s'est porté sur Meghan B. (photo ci-dessus), qui, en 2014, en sera à sa 6e saison avec le squad des cheerleaders des Rams de St-Louis.  D'ailleurs, à cause de son ancienneté, assez rare et remarquable dans le milieu des meneuses de claques de la NFL, ses jeunes coéquipières l'appellent affectueusement "grand-mère" !  C'est un fait que, devenir cheerleader dans les grandes ligues de sports, c'était pas seulement un rêve pour Meghan, lorsqu'elle était encore enfant.  C'était également un but et un choix de carrière depuis qu'elle avait assisté aux performances de quelques pom pom girls, lors d'un match de football auquel elle s'était rendue en compagnie de son père, alors qu'elle était adolescente.  Tout comme Kristen, Meghan a commencé à danser à trois ans.  Elle avait beau s'être préparée toute sa vie, elle n'a pas obtenu sa place chez les cheerleaders des Rams à son premier essai, en 2007.  Ce n'est que l'année suivante qu'elle a réussi à percer l'alignement du squad du club du Missouri.  Étant donné sa vaste expérience, les filles qui désirent faire l'équipe lui demandent souvent conseil.  Meghan aime les aider et les conseiller. 

Lorsqu'on l'interroge sur ses projets d'avenir, elle répond que tout ce qu'elle espère c'est de revenir pour une septième saison avec les Rams, l'an prochain !  Ça prend énormément de détermination, de persévérance, de discipline, de sacrifices et de force pour exceller aussi longtemps dans ce métier très exigeant au point de vue de la forme et du conditionnement physique.  Certains clubs de la NFL sont très sévères et pénalisent leurs cheerleaders si elles ont trop engraissé à leur goût.  Ce qui n'a jamais été le cas pour la très "professionnelle" Meghan, encore plus séduisante dans son haut d'uniforme en cuir -ou en imitation de cuir-, une variante très intéressante du costume habituel des meneuses de claques des Rams.  Chapeau Meghan !

JESSICA
Finalement, je veux rendre hommage aux cheerleaders des Raiders d'Oakland.  Deux de ces Raiderettes ont eu le courage et l'audace de poursuivre leur équipe en justice parce qu'elle les paie mal et leur impose de mauvaises conditions de travail.  Oui, croyez-moi, s'attaquer à la puissante et prestigieuse NFL, ça prend du culot !  Pour en savoir plus long, lire mon plus récent billet sur mon site FOOTBALL MANIA AVEC HACKSAW (lien).  L'automne dernier, j'ai été sensible à cette histoire et au charme de Jessica (photo ci-dessus), fière représentante du squad de pom pom girls des Raiders.  L'ambition de cette ravissante brunette, qui travaille également comme conseillère dans un centre de santé, c'est de fonder une famille et de voir un jour sa fille se distinguer comme elle dans un uniforme de cheerleader professionnelle.  En espérant que cette héritière de talent sera mieux traitée que sa maman si elle a la chance de réaliser son rêve ! 

Voici un résumé en images et en musique (Show me, de Kid Ink) de la plus récente saison des cheerleaders de la NFL.  De véritables reines du stade, à condition qu'elle ne deviennent pas de la vulgaire marchandise pour amateurs de sports libidineux ! Enjoy !



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samedi 24 novembre 2012

MENEUSES DE CLAQUES DES DOLPHINS DE MIAMI : REPRÉSENTANTES PARFAITES D'UNE ÉQUIPE PARFAITE !


À chaque fin de semaine d'automne aux États-Unis, le football américain attire des millions de spectateurs qui vont acclamer des joueurs qui font figures de héros et de rois du stade.  C'est sans compter les dizaines de millions de téléspectateurs qui suivent les exploits de ces guerriers des temps modernes devant leur écran HD ou 3D.  Et comme tout doit être parfait dans ce grandiose spectacle du sport préféré des américains, que ce soit lors de rencontres opposant des clubs de football de niveau collégial, universitaire ou professionnel, il ne saurait y avoir de rois du stade sans reines du stade !  Et ces gracieuses monarques qui, sous le soleil ou sous les projecteurs, brillent de tout leur éclat et de toute leur beauté, ce sont les cheerleaders, ou meneuses de claques.  Elles sont le charmant trait d'union entre les vaillants rois-footballeurs et leurs fidèles sujets-partisans.  C'est encore plus vrai en dehors des terrains de football lorsque ces superbes ambassadrices représentent leur organisation, que ce soit dans le cadre d'activités communautaires, de spectacles pour les membres des forces armées, ou afin d'aider à amasser de l'argent pour des oeuvres de charité.


Bien sûr, dans ces fêtes ou ces réunions sociales, la présence des joueurs est toujours très appréciée.  Mais s'ils ne peuvent pas être là en personne, les supporters de l'équipe ne seront pas déçus si ce sont les pétillantes pom-pom girls de leur club chéri qui les remplacent.  Ce fut justement le cas en septembre dernier au WEST BOCA MEDICAL CENTER de Boca Raton, en Floride.  Moyennant un modeste déboursé de trois dollars, les employés de ce centre médical pouvaient participer à une fête commémorant le 40e anniversaire de la saison parfaite des Dolphins, le club de football professionnel de Miami, Floride.  En janvier 1973, en gagnant le match de championnant du Super Bowl, un des événements sportifs les plus prestigieux au monde, les Dolphins ont établi un record en remportant tous leurs matchs de cette glorieuse saison (17 victoires, aucune défaite).  Cet exploit n'avait jamais été accompli dans l'histoire de la Ligue Nationale de Football (NFL), et il n'a jamais été répété par la suite.  Depuis ce temps-là, les joueurs et les entraîneurs de ce club mythique se rassemblent régulièrement pour célébrer cette réalisation unique, qui fait d'eux des immortels qui occupent une place spéciale au Temple de la Renommée du football.  Évidemment, ces recordmen uniques en leur genre se font vieux.  Ils sont dans la soixantaine ou ils ont entre 70 et 80 ans.  Leur corps a changé en subissant les affres du temps, mais leur fierté, elle, est restée intacte (lire ici l'article à ce sujet).


En cette 40e année de célébration de leur "perfection", les anciens porte-couleurs des Dolphins sont très sollicités et ils ne peuvent pas répondre à toutes les invitations qui leur sont faites.  C'est pourquoi les ravissantes meneuses de claques des Dolphins sont parfois appelées à les remplacer.  En septembre, au Centre Médical de West Boca, elles ont rempli cette tâche avec grand plaisir.  D'autant plus qu'elles (Stephanie Melim, 22 ans, à gauche sur la photo ci-dessus, et Alison Schiraldi, 20 ans, à droite) formaient un écrin incomparable et inestimable pour le magnifique trophée Vince Lombardi, emblème de la suprématie du football américain, qui les accompagnait sur l'estrade.  Les travailleurs du Centre Médical en ont profiter pour se faire prendre en photo avec ces jeunes femmes super sexy dans leur coquet uniforme mettant en valeur leurs séduisantes "courbes".  Les employés masculins étaient aux anges, en demandant à ces jolies représentantes de signer le calendrier de leur squad.  Chaque année, la présentation de ce calendrier (voir deuxième photo ci-dessus), montrant les cheerleaders des Dolphins en bikini, dans des endroits paradisiaques, est un événement qui fait l'objet d'un défilé de mode (photo ci-dessous), dans le sud de la Floride.


Plus que sur le terrain, où elles sont souvent loin d'eux, c'est lors de ces rencontres plus intimes sur leurs lieux de travail ou dans leur communauté, que les partisans des Dolphins peuvent apprécier davantage "leurs" pom-pom girls.  Mitch Feldman, le directeur du Centre Médical de West Boca, avait d'ailleurs très hâte de voir la réaction des enfants quand les cheerleaders se rendraient dans l'unité de pédiatrie de l'établissement.  Immanquablement, ces visites apportent toujours beaucoup de joie et d'encouragement à ces petits malades qui oublient leurs problèmes en voyant apparaître devant eux ces belles fées agitant leurs pompons aux couleurs brillantes et étincelantes.  Leur présence, leur gentillesse et le réconfort qu'elles apportent sont précieux et n'ont pas de prix.  Ces rencontres profondément humaines touchent tout autant les cheerleaders impliquées.  Voir le bonheur dans les yeux des jeunes patients se refléter dans le merveilleux trophée Lombardi, que demander de mieux pour elles qui ont alors le sentiment de faire une différence positive, d'être plus utiles que jamais en faisant rire et sourire malades et employés dans cet environnement souvent affligé par la souffrance et les larmes.  Dans les nuits qui suivront cette visite fabuleuse, si la douleur ne vient pas troubler leur sommeil, les fillettes malades pourront rêver, comme toutes les petites américaines de leur âge, qu'elles sont dans la peau de leurs bienfaitrices, de leurs idoles du cheerleading, quelque part sur un terrain de football, devant une foule immense répondant à leur appel à encourager leur club favori.


On ne peut pas dissocier les différents rôles joués par les meneuses de claques sans diminuer ce qu'elles sont et ce qu'elles font.  Elles ne sont pas seulement de jolies poupées qui font office de mannequins durant certaines activités sociales ou qui savent danser pour divertir les amateurs de football.  En ce sens, elles sont bien plus que des artistes ou des beautés "plastiques" même si un bon nombre de spectateurs-voyeurs, assistant aux matchs, regardent surtout leur apparence "sexy".  Ils oublient que ces filles bien "roulées" sont aussi des athlètes qui s'entraînent rigoureusement afin d'allier force, souplesse et agilité dans la réalisation de leurs routines sur le terrain.  Si elles peuvent offrir de telles performances sans jamais perdre leur sourire, sans paraître ni essoufflées ou fatiguées, c'est parce que leur "cardio" est excellent, tout comme leur forme physique.  À Miami, les conditions climatiques mettent encore plus à l'épreuve ce haut niveau d'endurance.  Le soleil tape fort et fait parfois grimper le thermomètre à près de 120° F sur le terrain.  Il arrive aussi que les filles doivent affronter des orages tropicaux (photo).  Sans jamais perdre...le sourire, bien entendu !  Même si bien des gens ne veulent pas reconnaître le cheerleading comme un vrai sport, le fait que les membres du Comité International Olympique (CIO) songent à inclure des épreuves de cheerleading dans le programme de gymnastique, d'ici quelques années, prouve le respect qu'ils ont pour cette discipline à la fois spectaculaire et fort exigeante.


La plupart des dirigeants des équipes de football américaines accordent une telle importance au symbole social que constitue leur "squad" de meneuses de claques, qu'elles tiennent scrupuleusement à ce que leurs filles représentent toutes les composantes de leur clientèle ou de la population du coin de pays où elles évoluent.  C'est pourquoi on réservera des postes à des pom-pom girls issues de diverses communautés ethniques, ou des minorités "visibles".  Plus récemment, sous la pression de groupes sociaux ou parce qu'ils le jugeaient tout simplement approprié, les responsables de la formation de certains "squads" de cheerleaders ont fait de la place dans leurs rangs à des meneuses de claques plus âgées (dans la quarantaine) ou un peu plus "enveloppées" que la moyenne (elles sont grassouillettes, pas obèses, tout de même !).


Malgré leurs origines différentes, et à cause du patriotisme qui doit les animer et les unir, il est impératif que les filles travaillent ensemble, dans l'harmonie.  On les oblige à laisser chez elles leur ego, ou leurs caprices de diva, si jamais elles en ont.  Pas de place non plus pour la jalousie ou les préjugés.  Elles doivent toutes prendre des précautions pour avoir une conduite exemplaire, et ne vexer ou ne froisser personne.  Mitch Feldman, l'administrateur du Centre Médical dont nous avons parlé précédemment, est le premier à vouloir les imiter dans leur volonté de respecter les gens et surtout d'éviter de les choquer par un comportement inconvenant.  C'est sans doute pourquoi Feldman laissera au bureau son calendrier des cheerleaders sexy des Dolphins.  Pour ne pas que son épouse le voit et soit jalouse, dit-il sur un ton moqueur... 

vendredi 3 août 2012

MISTY MAY-TREANOR : L'INSATIABLE REINE DU VOLLEY-BALL DE PLAGE...


Les experts s'entendent généralement là-dessus : tant chez les hommes que chez les femmes, aucun athlète n'a dominé le sport du volley-ball de plage comme l'Américaine Misty May-Treanor. Cette Californienne de 35 ans, née à Los Angeles, détient à peu près tous les records de sa discipline sportive. Double médaillée d'or aux Jeux d'Athènes (2004) et de Beijing (2008), en compagnie de son amie Kerri Walsh, cette fière compétitrice a été éprouvée par les blessures et a remporté un nombre incalculable de tournois au cours des vingt dernières années. Après son triomphe en Chine, on croyait qu'elle prendrait sa retraite après une longue et glorieuse carrière, au cours de laquelle elle a mérité tous les honneurs. On le croyait d'autant plus après qu'elle se soit blessée gravement au talon d'Achille lors du concours télévisé DANCING WITH THE STARS et parce qu'elle avait dit souhaiter pouvoir enfin fonder une famille avec son mari, le joueur de base-ball professionnel Matt Treanor.


Mais à mesure que les Jeux Olympiques de Londres se profilaient à l'horizon, la grande championne était de plus en plus déchirée entre l'idée de se retirer du sport ou tenter le triplé en or dans la capitale anglaise. Une nuit, il y a un peu plus d'un an, May-Treanor s'est réveillée en larmes, à trois heures du matin. C'est à ce moment précis qu'elle a décidé que son rêve olympique se poursuivrait l'année suivante en Angleterre. Sa motivation pour continuer, ou la raison de cette insatiable soif de conquête ? Améliorer encore ses records afin qu'ils ne soient pas battus de si tôt !



Une fois sa décision prise, encore fallait-il que Misty reprenne l'entraînement après une très longue absence des terrains de jeu. Celle dont le surnom est "La Tortue", craignait un peu de ne plus être capable de reprendre sa forme physique des beaux jours. L'autre problème, c'était qu'elle voulait revenir au jeu à condition de pouvoir faire de nouveau équipe avec sa fidèle partenaire Kerri Walsh. Cette dernière, convaincue que Misty prendrait sa retraite, s'était entre-temps entendue avec une nouvelle équipière, Nicole Branagh, en vue d'une participation aux J.O. de Londres. L'amitié qui unit Walsh et May-Treanor remonte à leurs années d'école. Elles ont vaincu tous les obstacles, elles ont traversé toutes les épreuves et elles sont montées au sommet ensemble, en s'appuyant l'une sur l'autre, pendant presque toute leur vie.


Kerri a évidemment accepté le nouveau défi de sa grande copine mais non sans redouter la colère de Branagh quand elle lui annoncerait qu'elle la laissait tomber. Et, effectivement, la coéquipière abandonnée a manifesté son mécontentement en apprenant la mauvaise nouvelle. Branagh était d'autant plus furieuse parce qu'elle ne disposait que d'une semaine pour se trouver une nouvelle partenaire de jeu avant le début de la saison de beach volley.

Une fois réunie à nouveau, le duo américain en or n'a pas tardé à retrouver sa magie. Misty et Kerri ont bataillé et elles ont fait leur chemin jusqu'à Londres, où elles tenteront de réaliser leur fabuleux rêve d'une troisième consécration en autant de J.O.. Mais cette fois, les deux championnes ne seront pas les favorites. Ce sont plutôt les Brésiliennes Larissa Franca et Juliana Silva, ainsi que les Chinoises Xue Chen et Zhang Xi qui sont attendues sur les deux premières marches du podium. Il ne faut toutefois pas compter les Américaines pour battues. Elles veulent prouver, encore une fois et hors de tout doute, qu'elles sont les meilleures au monde.

mercredi 27 juin 2012

VICTORIA PENDLETON : UNE CHAMPIONNE PAS COMME LES AUTRES...


Avant tout, je dois confesser que je m'impose des critères de sélection très sévères quand vient le temps de choisir un sujet pour ce blogue. En prévision des Jeux Olympiques de Londres 2012, je désirais écrire un article mettant en vedette une athlète superbe, dominant son sport, et aussi belle que les "cover girls" qui nous éblouissent lorsqu'on les voit en photo, sur la page couverture des magazines de mode ou sur celle des revues masculines. Pour trouver la perle rare, j'ai "épluché" quelques listes de candidates que j'ai vues sur le web. Le dépouillement de cette nomenclature a été plus ardu que je ne l'avais prévu. Certaines olympiennes rencontraient mes exigences en matière de beauté, mais elles ne peuvent être classées dans la catégorie des grandes championnes. Du moins, pas encore... Par contre, les sportives d'élite, notamment dans les disciplines qui requièrent force et puissance, présentaient des caractéristiques physiques remarquables, surtout en ce qui a trait à la musculature, mais leur visage et leur silhouette manquaient de finesse ou comportaient des disproportions peu harmonieuses. Comme si les longues heures d'entraînement, que ces obsédées du conditionnement physique s'imposent, transformaient leur corps en durcissant leurs traits et en mettant à mal leur féminité.



Après une analyse assez laborieuse des candidates les plus susceptibles de répondre au profil recherché, j'ai fini par dénicher quelques "reines du stade". Aucune ne m'a semblé aussi méritante et appropriée que la championne cycliste britannique Victoria Pendleton. Il faut spécifier que cette ravissante brunette de 31 ans, mesurant seulement cinq pieds cinq pouces, et pesant 140 livres, n'a pas du tout la morphologie typique des sprinteuses qui filent à toute allure sur les pistes ovales des stades de cyclisme intérieur. On peut même se demander si cette mignonne créature, aux yeux bleus et aux longs cheveux, est vraiment à sa place dans ce sport de casse-cou qui a longtemps été surtout l'apanage des hommes, en Angleterre. Il faut savoir que ce type de cyclisme est extrêmement demandant sur le plan de la force d'accélération (qui doit être "explosive"), et qu'il nécessite des nerfs d'acier chez les athlètes assez téméraires pour le pratiquer à ce haut niveau. Quel est le gabarit ou le modèle corporel idéal pour ces filles qui osent se lancer dans ces courses périlleuses au cours desquelles la moindre erreur d'inattention ou de stratégie peut coûter la victoire ou une chute douloureuse et humiliante, à plus de quarante-sept milles à l'heure ? Les spécialistes et les experts préfèrent des cyclistes imposantes, bien musclées, à la carrure compacte. D'ordinaire, elles se distinguent par leur cou, passablement sur-dimensionné !

Ce portrait peu flatteur, au point de vue esthétique, n'a rien pour attirer les jeunes filles "normales" vers ce sport qui semble convenir davantage à des "machos" ! Cela explique sans doute pourquoi Victoria Pendleton s'est longtemps entraînée seule, ou uniquement avec des hommes. Si, quelques années plus tard, quelques compagnes sont venues la rejoindre sur les pistes de course anglaises, c'était peut-être parce qu'une impressionnante championne, comme elle, leur avait servi de modèle et leur avait donné le goût de suivre son exemple.



Malgré sa silhouette qui s'apparente davantage à celle d'un mannequin professionnel, il ne faut pas conclure pour autant que la championne olympique en titre (épreuve de sprint, Beijing, J.O. de 2008) fait figure de femmelette ! Bien au contraire ! Pour faire rouler son vélo de course à un train d'enfer, elle peut compter sur une paire de cuisses impressionnantes. C'est d'ailleurs la partie de son corps qu'elle dit apprécier le plus. En riant, elle ajoutera qu'elle aimerait bien avoir des seins plus volumineux, mais que cela nuirait à l'aérodynamisme de son corps, un critère crucial pour aller plus vite sur le circuit de course ! Le secret de ses succès extraordinaires (onze médailles d'or, cinq d'argent et deux de bronze sur la scène internationale, sans compter sa multitude de titres nationaux) c'est la force naturelle que lui procure sa génétique exceptionnelle. Le ratio entre sa force innée, et son poids, est très élevé. Bien qu'elle lève régulièrement des poids lors de ses séances d'entraînement, Victoria n'a pas besoin d'une masse musculaire énorme pour être forte. Une mince couche de muscles suffit. Une musculature légère qui épouse bien son squelette et ses articulations, qui favorise l'aérodynamisme de sa silhouette, mais qu'elle parvient difficilement à développer. À l'opposé de la plupart de ses concurrentes, et à cause de sa génétique spéciale, elle n'a pas à se soumettre à une diète difficile à respecter. Elle peut manger à peu près toute la nourriture qu'elle désire, à condition de ne pas s'empiffrer ! Ce qui fait bien des jalouses parmi ses adversaires ! Ceci dit, il ne faut pas se méprendre, elle se nourrit tout de même de mets "santé" ! Sinon, ses performances en souffriraient !



Cette génétique favorable et cette force "naturelle" qui ont tant contribué à forger son succès, Pendleton les doit probablement en grande partie à son père, Max, lui-même un ancien champion national de cyclisme sur piste (grass). Soucieux de faire comprendre les bienfaits de l'activité physique à ses trois enfants, Max Pendleton les a initiés très tôt au cyclisme. En regardant la petite Victoria, six ans, rivaliser de vitesse et d'endurance avec son frère jumeau et sa soeur aînée, le paternel se disait que sa benjamine possédait déjà un esprit de compétition très développé, une des qualités essentielles pour réussir dans le monde du sport. Par après, lorsque Nicola et Alex ont abandonné tour à tour les randonnées cyclistes familiales, et que seule Victoria a continué à le suivre, Max Pendleton s'est rendu compte que cette fillette était déterminée, pugnace et persévérante; encore d'autres atouts pour faire une carrière sportive. Pourquoi cette enfant si menue s'acharnait-elle à rattraper son père qui semblait faire exprès pour la distancer de très loin lors de leurs ballades à vélo ? Peut-être voulait-il l'endurcir moralement, mais elle ne comprenait pas ce comportement étrange, et elle se demandait parfois si son père se souciait vraiment d'elle. Ce n'est pas qu'elle était si passionnée que ça de ces promenades à bicyclette. À de nombreuses reprises, elle avait pensé elle aussi à y mettre fin, par lassitude ou désintérêt. Peut-être a-t-elle poursuivi cette activité parce qu'elle ne voulait pas décevoir son papa, en le laissant s'adonner tout seul à son passe-temps favori, lui dont le rêve était peut-être que sa plus jeune suive un jour ses traces sur les pistes de course...

Il n'est pas rare que de grands artistes, des personnalités célèbres ou des champions sportifs soient également un peu dingues ! C'est le cas de Victoria Pendleton ! Pour aller à l'école, cette gamine native de Stotfold, dans le Bedfordshire (ci-contre photographiée à l'âge de huit ans) ne prenait pas l'autobus comme tous les enfants de son voisinage. Elle se rendait à l'école à bicyclette, en tentant toujours d'arriver à destination avant l'autobus. En la voyant pédaler de toutes ses forces, en suant à grosses gouttes, les élèves baissaient les fenêtres du bus et se moquaient d'elle en lui criant toutes sortes de remarques désobligeantes. Même si cette cruauté enfantine l'affecte, ce type d'entraînement un peu fou rapporte des dividendes et contribuera plus tard à créer sa propre légende. Victoria remporte sa première véritable course (un 400 mètres) de vélo à l'âge de neuf ans. Entre cette première victoire et jusqu'à ce que Marshal Thomas, un assistant-entraîneur de l'équipe nationale de cyclisme, remarque son talent quand il la voit à l'oeuvre alors qu'elle a seize ans, la jeune Pendleton passe tour à tour par des périodes d'exaltation et de découragement. Avant même qu'elle ait la chance de montrer ce qu'elle peut faire, quelques entraîneurs lui disent, sans autre forme de procès, qu'elle n'a pas le "physique de l'emploi". Trop petite, trop frêle et trop chétive, jugent-ils sommairement, sans discuter davantage ou sans feindre inutilement de s'intéresser à elle. Pour eux, c'est entendu, son potentiel est presque nul à cause de sa frêle charpente qui l'empêche de disposer d'une grande force d'accélération naturelle. Selon leur évaluation, faite en un clin d'oeil, il faudrait un miracle pour qu'elle se démarque vraiment en cyclisme.

Sans renoncer à ses ambitions, Victoria consacrera son adolescence à ses études et à la pratique de plusieurs autres sports. Très active et avide de compétition, elle veut tout essayer et...gagner ! Elle s'adapte d'ailleurs assez facilement et rapidement à chaque activité sportive. Sans doute un talent naturel. Pendant que les autres filles de sa classe cherchent à se faire dispenser des cours d'éducation physique en ayant recours à de faux billets d'exemption, prétendument signés par leur mère, Victoria, au contraire, profite même se son heure de lunch, le midi, pour courir sur tous les terrains de sport de l'école. Cet amour de l'activité physique l'isole des autres étudiantes. Consciente de cette différence par rapport aux goûts et aux intérêts des filles de son âge, Victoria finit par se sentir elle-même un peu étrange et "tordue". À cette période de sa vie, elle ne sait pas encore quel métier ou quelle profession elle veut exercer plus tard. Elle a seulement la ferme conviction qu'elle veut exceller dans un domaine; être la meilleure dans quelque chose.

Son père (photographié ci-dessus en train de la féliciter après une autre victoire), qui en plus d'être son super héros est aussi son plus fervent partisan, l'encourage à poursuivre l'entraînement et à s'améliorer, mais ce n'est que vers la fin de ses études universitaires (deux ans avant l'obtention de son diplôme en "Sport and Exercice", à l'Université Northumbria, à Newcastle upon Tyne) que Victoria prend part à des compétions relevées. En 2001, encouragée par de bons résultats, elle décide de se consacrer à plein temps au cyclisme sur piste. Elle a 20 ans. Elle se joint à l'équipe nationale mais elle est plus ou moins bien accueillie par les entraîneurs anglais. Il y en a parmi eux qui sont convaincus que sa modeste stature est un handicap sévère et qu'elle devrait se chercher un autre sport à pratiquer. D'autres instructeurs n'aiment pas son attitude. Ils trouvent que Pendleton n'a pas suffisamment confiance en elle-même et qu'elle émet trop fréquemment des doutes sur ce qu'elle peut accomplir. On lui reproche aussi de trop parler de ses états d'âme, et de montrer sa vulnérabilité et ses faiblesses à ses adversaires. Il faut préciser que ces messieurs sont habitués d'entraîner des hommes, de solides compétiteurs comme Chris Hoy, Jason Kenny et Craig MacLean. La présence de Victoria, seule fille sur place, les dérangent et les importunent un peu. On la tolère, sans plus, et on espère qu'elle ne nuira pas à la préparation des gars en les distrayant. Mal à l'aise et au courant de la situation, Pendleton se fait discrète et effectuent rapidement les quelques tours de piste qui lui sont alloués, afin de laisser le champ libre à ses collègues masculins.



Cela explique peut-être pourquoi, l'année suivante, Victoria se retrouve en Suisse. Pendant deux ans, elle s'y entraîne durement, à tous les jours. Si bien qu'elle s'estime en mesure de participer aux Jeux Olympiques d'Athènes, en 2004. Mal préparée mentalement, impressionnée par les autres athlètes et le gigantisme du village olympique, la jeune Anglaise n'arrive pas à se concentrer et à mettre le focus sur ce qu'elle doit accomplir. En dépit de l'apparente convivialité entre les athlètes de toutes les nations qui sont réunies dans le pays où est né l'olympisme, Pendleton est surprise de sentir les tensions et les rivalités réelles qui les divisent et les stressent. Ses performances (une 9e place) la déçoivent et elle rentre les mains vides à la maison, en songeant même à renoncer à sa carrière de cycliste. Cette expérience insatisfaisante lui fait réaliser que, non seulement elle doit améliorer sa condition physique, mais qu'elle a également besoin d'aide psychologique si elle désire faire des progrès. Steve Peters, le psychologue de l'équipe de cyclisme britannique, découvre que Victoria s'impose elle-même des barrières mentales, à cause de croyances et de préjugés qui l'empêchent de vaincre son stress, au moment où elle doit livrer ses meilleures performances. Son anxiété lui fait perdre trop d'énergie avant les courses. Elle doit aborder la compétition dans une perspective nouvelle, avec un certain détachement, en apprenant à mieux contrôler ses appréhensions, et à relaxer au cours de sa préparation, afin d'être prête à tout donner en temps opportuns. Peters lui fait prendre conscience de ce qui l'a d'abord motivée à vouloir exceller dans ce sport, et il lui fait clairement identifier les clefs du succès qui l'ont amenée au niveau élevé auquel elle est déjà parvenue.

Les effets de cette "thérapie" ne tardent pas à se faire sentir. À partir de l'année suivante, Pendleton commence son incroyable récolte de médailles. Durant son illustre carrière, elle raflera neuf championnats mondiaux, dont six dans le sprint individuel. Il s'agit d'un record de tous les temps. En gagnant son premier titre, en 2005, elle devient seulement la troisième femme à réussir un tel exploit, en plus de quarante ans d'histoire du cyclisme anglais. Aucune athlète britannique, avant elle, n'avait triomphé dans une épreuve de sprint. Papa Max est plus que fier de sa championne de fille ! Et comme on peut l'entendre dans la vidéo ci-dessous, Victoria, reconnaissante, ne manquera pas de souligner le rôle primordial qu'a joué son idole de père tout au long du chemin qui l'a conduite vers la gloire. Elle éprouve beaucoup d'estime et d'affection pour cet homme qui, à une certaine période, était la seule personne au monde qui croyait en elle et en ses capacités. Ces images proviennent du centre d'entraînement de Manchester, une ville réputée pour son caractère festif, en raison de sa riche scène musicale et de ses excitants clubs de nuit, des attractions dont ne peut malheureusement pas profiter Victoria puisque les exigences de son sport lui commandent de se coucher tôt et de s'abstenir de toute consommation d'alcool. De nature plutôt joyeuse, la reine du cyclisme sur piste ne donnerait certainement pas sa place pour faire la fête, si elle pouvait se laisser aller...

Lorsque Victoria Pendleton remporte enfin l'or olympique, en sprint, aux Jeux de Beijing, en 2008, c'est la consécration de son formidable talent par une médaille qui récompense aussi des années d'efforts et de dur labeur. Combien de blessures, de contusions, de larmes, de fatigue, de meurtrissures, et de sacrifices ont jalonné ce chemin tortueux qui l'a conduite sur la plus haute marche de ce podium doré... Combien de courses et de séances d'entraînement épuisantes au cours desquelles elle s'est rendue au bout de ses forces, avec un coeur battant si fort et si vite qu'elle avait souvent craint qu'il lui sorte de la poitrine... On pourrait penser que ce jour de conquête de l'or olympique a été le plus merveilleux de sa vie. Ce fut plutôt un cauchemar... Au moment où elle montait sur le podium, une nouvelle embarrassante vient ternir le lustre de cette grande victoire. À la suite d'une fuite d'information, on apprend que Victoria entretient une liaison amoureuse avec Scott Gardner, un membre du personnel de soutien de l'équipe de Grande Bretagne. Les rapports sexuels sont permis aux athlètes, mais pas entre partenaires d'une même délégation. Avant les Jeux, Pendleton avait mis les dirigeants de l'équipe au courant de son idylle avec Gardner. On lui avait alors ordonnée de garder secrète cette histoire, jusqu'après la fin des Olympiques. La révélation prématurée de ce secret crée beaucoup de remous et de tensions au sein de l'équipe britannique. Ce qui est loin d'être souhaitable quand tout le monde a besoin d'harmonie et de concentration pour offrir des performances de première qualité. En cette journée inoubliable, Victoria sera passée par toute la gamme des émotions ! L'inquiétude et le désarroi causés par le malaise qu'elle a involontairement provoqué auront suivi l'euphorie et la joie procurées par la conquête du titre olympique...

Avec les victoires, les médailles d'or, les lauriers olympiques, et les controverses, viennent les honneurs et la célébrité. Après avoir mérité à deux reprises le titre de "sportive de l'année" dans son pays, Victoria Pendleton est nommée membre de l'Ordre de l'Empire Britannique, en 2009. La nouvelle "Golden Girl" devient la coqueluche des médias. Voulant associer leur image corporative à cette gagnante photogénique, plusieurs entreprises lui font signer des contrats de publicité (entre autres Hovis et Pantene). Capitalisant sur la beauté de Victoria, caractérisée par un certain type de charme suranné, la revue pour hommes FHM réalise un reportage qui montre le côté "glamour" et sexy de cette championne pas comme les autres... Et puis, plus tard, quand elle accepte de poser nue sur une bicyclette, cette photographie fait beaucoup jaser et lui attire de vives critiques. Car Pendleton est loin de n'avoir que des admirateurs. Une foule de détracteurs ne manquent pas de la dénigrer parce qu'elle sort souvent des sentiers battus. On l'accuse de trop rechercher les "flash" des caméras alors que ce sont plutôt la meute des journalistes et des photographes qui sollicitent ses avis ou désirent capter son image. Est-ce de sa faute si elle donne plus d'entrevues que tous les autres membres de l'équipe britannique réunis ? Ce n'est que la conséquence directe de son immense popularité. Les médias donnent à leurs clients ce qui est susceptible de les intéresser et de leur plaire. Et en Victoria Pendleton, ils ont un sujet très "vendeur" et hors du commun.



Cette compétitrice acharnée a une conception non orthodoxe du sport et de l'olympisme. Elle associe le monde du sport à celui du divertissement. Une telle déclaration fournit des munitions aux critiques qui prétendent que Pendleton aime se donner en spectacle en affichant constamment ses émotions, comme lorsqu'elle pleure, de joie ou de peine, après ses courses. Ou comme lorsqu'elle pose volontiers pour des magazines masculins, des revues de mode, ou des campagnes publicitaires. Victoria répond à ces attaques en stipulant qu'elle n'a pas à s'excuser pour son caractère émotionnel. Elle est faite comme ça, il n'y a rien d'artificiel ou d'affecté dans son émotivité. Elle ne fait pas l'actrice pour amuser ou attendrir la galerie. Pour cette battante, l'important n'est pas de participer aux Jeux, comme le veut l'idéal olympique. Pour celle qui, depuis son enfance, a juré d'être la meilleure dans son domaine, l'important c'est de gagner ! "Gagner" devient un devoir, un boulot, un "must". Gagner, c'est la raison pour laquelle elle se donne entièrement à son sport. Victoria doit gagner, non seulement pour satisfaire ses propres standards, mais parce que ses partisans et les gens de son équipe s'attendent à ce qu'elle gagne... Parce que Victoire et Victoria sont devenus des synonymes... Avec toute cette pression de réussir, qui pèse sur ses épaules, une défaite se transforme vite en drame, et une victoire s'avère un grand soulagement. C'est pourquoi les deux types de résultats se traduisent par des larmes...

La ligne qui sépare la victoire de la défaite est tellement mince. Il suffit de si peu, de quelques fractions de secondes d'instabilité, d'hésitation, ou de frayeur, dans ces courses qui se déroulent à une vitesses vertigineuse, pour que tout s'écroule en un instant. Vous vous sentez comme un funambule qui court sur son fil. Et dans les fameuses poursuites à une contre une, dans ce dangereux jeu du chat et de la souris, quand votre adversaire risque à tout moment de vous couper le chemin ou de se rabattre sur vous, il vous semble que vous êtes deux funambules qui tentent de se dépasser sur le même fil ! Vous n'avez pas le temps de réfléchir. Vous êtes plongé dans une folle cascade d'actions-réactions et d'accélérations subites. Tout se joue par les réflexes, et c'est l'instinct qui vous gouverne. Votre force mentale doit être à toute épreuve. Consciente de tous ces petits détails qui font la différence entre gagner ou perdre, là où la chance tient aussi une place non négligeable, la championne est toujours envahie par une forte émotion lorsqu'elle songe, après une victoire importante, acquise après avoir frôlé souvent la catastrophe, que, encore cette fois-là, sa bonne étoile ne pas l'a pas abandonnée.



Concernant les commentaires négatifs à propos des photos "glamour" ou "sexy" qui ont aidé à la rendre encore plus célèbre, Pendleton avoue qu'elle savait d'avance que ça ne plairait pas à tout le monde. Mais elle n'a aucun regret. Elle a aimé cette expérience de "mannequinat" parce qu'elle voulait montrer qu'elle n'est pas qu'une cycliste, et qu'elle assume parfaitement bien sa féminité, d'autant plus quand elle porte autre chose que sa combinaison de course en lycra. Durant ses rares temps libres et ses vacances (elle s'entraîne intensivement dix mois par année) Victoria peut enfin se reposer en profitant de bonnes nuits de sommeil. Elle aime s'amuser avec ses deux gros chiens doberman, participer à des activités communautaires ou se servir de sa notoriété afin d'amasser des fonds pour des oeuvres de charité ou des causes comme la lutte contre le cancer du sein. Elle prend plaisir à déguster des repas à son goût, à relaxer en buvant une tasse de thé, et à savourer un morceau de son gâteau préféré, le French Cake. Mijoter des recettes succulentes fait d'ailleurs partie de ses passe-temps favoris. Avant de s'investir à plein temps dans le cyclisme, cette "darling" chérie des Anglais avait le loisir de s'adonner à la couture. Elle adorait confectionner ses propres robes. Mais attention, durant ses vacances, ne lui parlez pas de cyclisme ou de course ! Victoria refait le plein d'énergie en oubliant complètement la compétition et l'esclavage d'un entraînement routinier et obligatoire. C'est bien beau de jouir d'une génétique avantageuse, mais cet atout précieux serait insuffisant sans le dur travail qu'elle doit abattre quotidiennement. Pour demeurer au sommet et tenir à distance des rivales de plus en plus nombreuses et menaçantes, Pendleton sait qu'elle doit mettre en pratique une autre maxime olympique : «plus haut, plus fort, plus vite, plus loin».



Victoria Pendleton a déjà annoncé qu'elle prendra sa retraite et qu'elle épousera Scott Gardner après les Jeux Olympiques de Londres 2012. Ces décisions et le fait qu'elle terminera sa carrière dans son pays, devant les siens, sont-ils des facteurs supplémentaires de stress ? Même si elle affirme que gagner chez elle ne représente pas une question de vie ou de mort, et que sa grande expérience lui permettra de composer avec ces éléments susceptibles d'augmenter sa nervosité et de la rendre encore plus émotives, nul doute qu'elle ressentira cette lourde pression de ne pas décevoir ses parents, ses amis, ses supporteurs et ses compatriotes. Comme si remporter sa dernière compétition était nécessaire pour finir son long parcours en force et en beauté, afin de légitimer et de certifier les neuf championnats du monde et la médaille d'or olympique qu'elle a remportés au cours de la dernière décennie. Pour faire abstraction de cette pression intense, la championne devra plus que jamais s'enfermer dans sa bulle. Sur la ligne de départ de ses courses, elle devra, comme d'habitude, bomber le torse, garder la tête bien haute et se montrer confiante devant ses concurrentes. Même si Pendleton prétend encore douter parfois de ses capacités, son incroyable palmarès prouve, au contraire, que, si elle était si vulnérable que ça, jamais elle n'aurait surmonté aussi bien les obstacles qui se sont dressés sur sa route, au cours de sa longue et incomparable "randonnée" cycliste.



Bien faire sur son territoire, à Londres, sera plutôt une motivation additionnelle pour Victoria, mais le fort esprit de compétition que son père a vu en elle alors qu'elle n'était qu'une enfant, devrait lui suffire à se surpasser pour une ultime fois. D'autant plus qu'elle affrontera probablement encore son éternelle rivale australienne, Anna Meares. L'inimitié et l'hostilité entre ces deux farouches adversaires remontent à très loin. C'était au tout début de la carrière de Pendleton, tout de suite après la fin de ses études. À leur première confrontation, Meares possédait plus d'expérience et d'habiletés que sa nouvelle opposante. Selon Pendleton, Anna a abusé de sa supériorité en la tassant contre la clôture aux abords de la piste. Manoeuvre dangereuse, absolument non nécessaire, puisque l'Australienne avait amplement d'espace pour contourner la recrue anglaise. Dès lors, cette dernière, étant convaincue que Meares avait voulu non seulement la battre mais l'humilier par une attaque déloyale, tira la conclusion que cette femme ne pouvait pas être une bonne personne. Elle ne lui a d'ailleurs jamais pardonné ce coup bas et les deux sprinteuses ont eu d'autres accrochages au cours des dix années qui ont suivi. À chaque nouvel affrontement, Victoria s'assurait de tout donner ce qu'elle avait dans le ventre pour venger cette défaite initiale face à Anna Meares. Elle s'en faisait un point d'honneur. Rien n'a changé, c'est toujours le cas... Pendleton veut toujours gagner, mais elle tient à le faire dans le respect absolu des règles et du code d'éthique de son sport. Contrairement au cyclisme sur route (comme le Tour de France), le cyclisme sur piste intérieure est sans reproche en ce qui concerne le dopage. Fière de cette bonne réputation, Victoria est la première à offrir sa collaboration pour passer des tests de dépistage avant ou après les épreuves.

Pendleton anticipe qu'elle se sentira un peu perdue quand l'heure de la retraite aura sonné. Pour la première fois depuis son adolescence, elle pourra vivre librement, normalement, sans être prisonnière de structures, de restrictions et d'obligations de toutes sortes. Elle n'éprouvera plus ce sentiment de vivre une existence absurde, à toujours tourner en rond sur une piste de bois, même si cette espèce de torture physique et morale lui a ouvert une foule d'opportunités ainsi que les portes de la gloire. Elle a hâte de pouvoir enfin fréquenter plus régulièrement ses amis et les membres de sa famille, de pratiquer d'autres sports, de fonder un foyer avec son futur mari. Avec le recul, en considérant tout ce qu'elle a accompli durant sa vie d'athlète d'élite, elle aura la certitude d'avoir fait mentir tous ceux qui étaient convaincus que, à moins d'un miracle, elle ne pourrait pas réussir en cyclisme à cause de sa petite taille. Eh bien, Victoria Pendleton, en devenant une des plus grandes championnes du sport moderne, a mis les mains sur ce miracle. Comme le chante le groupe FOO FIGHTERS, dans le montage audio-visuel ci-dessous. Cette formation et son leader Dave Grohl, qu'elle a eu la chance de rencontrer, font partie de ses artistes préférés, avec le groupe THE PRODIGY, dont la musique énergique la stimule quand elle s'entraîne.



mercredi 15 juin 2011

LA SUBLIME GOLFEUSE MORGAN PRESSEL : LA VICTOIRE AVANT TOUT !


La beauté naturelle de la jeune golfeuse américaine Morgan Pressel vous saute aux yeux quand vous l'apercevez pour la première fois. Wow ! En effet, cette fille, assez splendide pour être une "cover girl", n'a pas besoin de recourir outre mesure aux artifices du maquillage, de la coloration de cheveux ou de soins de beauté de toutes sortes, pour vous tomber dans l'oeil ! Dans son cas, toute chirurgie esthétique serait du gaspillage et s'avérerait totalement superflue ! Cette ravissante blonde vous fait instantanément penser aux Sharapova et autres Kournikova de ce monde, pour ce qui est du charme féminin chez les sportives de haut niveau. Et, joueuse de tennis professionnelle, on aurait pu croire que Mlle Pressel était destinée à l'être puisque son oncle Aaron Krickstein fut un des meilleurs tennisman de son époque. Mais voilà, dans sa famille très douée pour la pratique des sports, on a jugé que la petite Morgan était trop lente pour le tennis. Tant pis ! Dès l'âge de huit ans, chez elle en Floride, on l'initie au golf. Passionnée par ce jeu et animée par ces gènes de la compétition qui courent dans la famille, la gamine ne met pas beaucoup de temps à s'affirmer. À douze ans, elle se met à collectionner les trophées en gagnant de nombreux tournois. À cet âge précoce, elle devient la plus jeune fille à se qualifier pour le U.S. Women's Open. Sa carrière chez les juniors est pavée de succès plus impressionnants les uns que les autres. En 2007, à 18 ans, à peine entrée dans le monde des grandes de la LPGA, elle réussit tout un coup d'éclat en raflant les grands honneurs du tournoi Kraft Nabisco en Californie. Elle devient la plus jeune golfeuse, dans l'histoire, à remporter un tournoi professionnel. La même année, le 15 juillet, elle cale son premier trou d'un coup, à la Classique Jamie Farr Owens Corning. Morgan suit, en quelque sorte, les traces de son oncle Aaron, qui, en 1983 à Tel Aviv, a établi le record du plus jeune joueur à gagner un tournoi de tennis chez les pros... Une faim et une soif ardentes de gagner chez les Krickstein ! Et le plus tôt possible ! Et pas seulement dans les compétitions sportives... Voilà pourquoi, peu importe le jeu ou le genre de compétition, Morgan ne veut tout simplement pas perdre, même quand elle joue aux cartes !



En dehors des terrains de golf, où elle a été une enfant prodige, Morgan Pressel aurait pu donner l'impression qu'elle ressemblait à toutes les jeunes filles de son âge, dans la vie de tous les jours. Sans être coquette, elle aimait bien magasiner; elle était une fan des aventures de Harry Potter; déjà durant son adolescence elle était une adepte de gadgets électroniques, d'ordinateurs et de téléphones cellulaires; et elle se permettait de manger occasionnellement de délicieux sandwiches au beurre d'arachide et au confiture ! Mais, aujourd'hui comme hier, sans fausse modestie, la championne ne se considère pas comme une jeune femme normale. En fait, elle adore sortir de l'ordinaire ! "Je ne souhaite pas vivre une vie normale" déclare-t-elle. "J'aime ce que je fais et je sais que je travaille dur pour réussir, mais c'est comme ça. Lorsque je suis à la maison, j'aime relaxer et passer du temps avec ma famille et mes amis, mais ce n'est pas toujours reposant ! J'ai toujours une foule de choses à faire car je ne suis à la maison que pour une semaine à la fois. C'est un peu fou"... Oui, Morgan est fébrile et toujours en mouvement. Ce qui explique pourquoi c'est une lève-tôt. Passé 6 heures 30, le matin, vous ne la verrez pas traîner au lit. Elle est impatiente de se retrouver au gym pour s'entraîner en force, en endurance, en cardio et en souplesse.



Quand bien même elle le voudrait, Morgan Pressel aurait bien du mal à croire qu'elle n'a pas un destin exceptionnel. Non seulement parce qu'elle est survoltée et extraordinairement talentueuse, mais parce qu'elle a dû surmonter la terrible épreuve de voir sa mère Kathy mourir du cancer du sein en 2003. Morgan était alors âgée de quinze ans seulement. Dans la lettre qu'elle lui a écrite juste avant son décès, Kathy demande à sa fille, entre autres choses, de continuer à gagner. Mission qu'elle accomplira bien sûr en survolant les tournois juniors, en remportant deux titres chez les pros, en plus de demeurer invaincue lors de compétitions internationales par équipes, en compagnie de ses collègues américaines. Si Pressel a pu atteindre l'excellence et continuer son éducation, c'est un peu beaucoup grâce à ses grands-parents Krickstein, le Dr Herb Krickstein et son épouse Evelyn, (les parents de Aaron Krickstein), chez qui elle est allée demeurer après la mort de sa mère. Herb a été l'entraîneur de golf de Morgan. Un coach assez sévère et exigeant d'ailleurs, qui a choisi de consacrer sa retraite d'ex-physicien et pathologiste, à la relève sportive de sa famille... Semble-t-il qu'en raison du tempérament colérique de l'élève et de la détermination peu commune du professeur, des discussions très animées, et pas très courtoises même, éclataient parfois sur les parcours de golf entre la petite-fille et son grand-père ! Encore au nom de cette obsession de gagner !



Est-ce parce qu'elle a longtemps habité chez ses grands-parents, à cause de ses convictions religieuses (juive) ou pour respecter les dernières volontés de sa mère que Morgan Pressel est peu encline à rechercher les feux de la rampe et la publicité que son statut de vedette pourrait lui conférer ? Car, en effet, contrairement à certaines de ses collègues de la LPGA, elle n'alimente pas les journaux à potins en s'épanchant sur sa vie personnelle, et elle ne pose pas presque nue pour des revues masculines. Le "jet set" ? Très peu pour elle ! Et ce n'est pas parce qu'elle n'est pas jolie ou sexy, ou parce qu'elle n'aime pas la photographie ou retenir l'attention ! Au contraire, Morgan a même tendance à fatiguer et à écoeurer souvent ses amies du circuit de la LPGA en les prenant constamment en photos ! Et elle s'est déjà plainte que la très médiatisée Michelle Wie lui faisait parfois un peu trop d'ombre ! Mais cette remarque teintée de jalousie était peut-être une simple tactique de la part de l'espiègle Morgan, pour déconcentrer Wie, et ainsi améliorer ses chances de la devancer et de gagner... Tous les moyens sont bons pour essayer de capturer la victoire ! Une victoire qu'elle vise avant chaque tournoi mais qui lui échappe trop souvent à son goût. Ce qui la fait d'ailleurs dire des gros mots, grimacer, grincer des dents, pleurer, rager et maltraiter ses bâtons de golf ! Ces manifestations d'émotions ne sont pas des signes d'immaturité, selon elle. Le "méchant" doit sortir pour qu'elle retrouve son équilibre et sa confiance ! Elle ne s'en cache pas, Pressel est jalouse quand elle visite la demeure de certaines collègues et qu'elles lui font admirer tous leurs trophées. Orgueilleuse, Morgan les envie, mais pas de façon négative, ou au point de nuire à leur amitié.



Pressel l'a déjà avoué, elle ne sera vraiment heureuse que lorsqu'elle sera en possession de tous ses moyens et qu'elle sentira qu'elle a atteint son plein potentiel dans toutes les phases du jeu. Elle veut être la meilleure golfeuse au monde et elle a confiance qu'elle le sera lorsqu'elle aura suffisamment poli son jeu. Elle estime que les joueuses professionnelles atteignent le sommet de leur sport à la fin de la vingtaine. À 23 ans, elle a encore beaucoup de temps devant elle, mais dans sa famille on est précoce ! Elle pourrait être au sommet avant son temps ! Morgan se classe régulièrement parmi les meilleures boursières de la LPGA depuis qu'elle en fait partie... Elle est de plus commanditée par Callaway Golf, Polo Ralph Lauren et Audemars Piguet. Même si elle a tendance à avoir des sautes d'humeur à cause de son caractère bouillant, elle s'amuse beaucoup avec les filles du circuit lors de leurs nombreuses tournées. Pressel est consciente et excitée de faire partie d'une nouvelle génération de golfeuses bien entraînées, audacieuses et qui paraissent bien. Elle croit que ce groupe fera beaucoup parler de lui et qu'il assurera au golf féminin plus de visibilité, plus de popularité et un avenir brillant. Et concernant l'avenir du golf, sa soeur cadette, Madison, pourrait bien l'illuminer elle aussi puisqu'elle fait déjà tourner les têtes sur les verts de l'Université du Texas....



Les journalistes du milieu sportif et les membres de la presse à sensation voudraient bien lui tirer les vers du nez et découvrir des détails croustillants sur sa vie amoureuse, mais Morgan leur ferme la porte de ce côté-là. Elle désire protéger son jardin secret. On a déjà prétendu qu'une liaison avec un ex-ami de coeur avait pris fin parce que la vie professionnelle de la belle empiétait trop sur sa vie sentimentale. La jeune championne est prête à faire tous les sacrifices pour parvenir à atteindre un jour son objectif d'être la numéro un mondiale du golf. À part sa famille, ses amis et le golf, c'est sa Fondation pour lutter contre le cancer, qui lui tient le plus à coeur. Morgan veut contribuer au maximum à cette cause, pour aider à vaincre cette terrible maladie qui lui a fait perdre sa mère beaucoup trop tôt. Sa foi juive l'a aidée à supporter cette perte et Morgan est convaincue que, de là-haut, Kathy la regarde avec amour, et qu'elle est extrêmement fière d'elle. On le serait à moins...